Journal du confinement : jour 484

Que nous propose donc Le Goût des Autres comme sujet du 32ème devoir ?

Vous ne trouvez pas que ce dessin d’Albert Marquet, est un beau symbole d’évasion ? En ces temps d’emprisonnement généralisé racontez nous une histoire de liberté récouvrée.


Albert Maquet – La charrette à bras (1904)

J’ai le moral dans les talons : c’est déjà notre deuxième fête nationale en confinement. Je suis avachi dans mon canapé, devant la télévision, à attendre le discours de notre président. Rassurez-vous, pour le moment je suis avachi, mais je continue à faire du sport ! Il y a six mois, j’ai acheté sur Internet un vélo fixe et je fais chaque jour une cinquantaine de kilomètres, tout en écoutant les nouvelles du front.

Mais chut… La Marseillaise se termine, l’allocution va commencer. Continuer la lecture

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Nuages (BR2020-13)

Après la semaine ensoleillée que nous venons de connaître, place à nouveau aux nuages. C’est d’ailleurs le thème que nous propose aujourd’hui Carole du site des Bottes Rouges pour notre projet 52 photos. Pour ma part, en ces temps tourmentés, je vous propose une photo qui date d’il y a quelques semaines : on parlait déjà du coronavirus, mais pas encore de confinement. Si je l’ai choisie, c’est parce que derrière les nuages, on distingue nettement le soleil. Un peu de pensées positives ne sont pas de trop actuellement. Je vous souhaite d’apercevoir le soleil derrière tous vos nuages !

Nieuwpoort (Belgique) – 26 Février 2020

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Ca ira mieux demain !

Non, ce n’est pas de la procrastination,
mais en ces temps moroses, je vous l’affirme,

ça ira mieux demain !

Le clip des humoristes belges pour remonter le moral !

Et de plus, c’est un clin d’oeil au Mois Belge de Anne avec quelques jours d’avance 😉


 

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Procrastination

Bon, d’accord, hier je vous disais qu’aujourd’hui je vous parlerais de ma dernière lecture – La cerise sur le gâteau – mais voilà, une autre urgence m’appelle, je vous en parlerai donc demain.

Et quelle urgence, s’il vous plait ? Y en a-t-il d’autre que le coronavirus ? Et bien oui ! En effet, même si cette maladie est beaucoup, beaucoup moins mortelle que le coronavirus, celle dont je veux vous parler aujourd’hui toucherait quand même 85% des Françai.se.s ! Et alors ? Et bien le 25 mars (c’est-à-dire aujourd’hui), c’est la journée mondiale de la procrastination !

Ici, une petite précision s’impose. Quand on parle de la journée mondiale de l’une ou l’autre maladie (cancer, mucoviscidose, épilepsie, etc., etc., chacune a sa journée) l’objectif est de sensibiliser le grand public à cette maladie dans l’espoir de mieux lutter contre elle. Or, en ce qui concerne la journée mondiale de la procrastination, l’objectif est plutôt une sorte de réhabilitation, en d’autre termes une tentative de déculpabilisation des personnes atteintes. Continuer la lecture

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VALOGNES Aurélie

Biographie

Aurélie Valognes est née en 1983 à Châtenay-Malabry dans le département des Hauts-de-Seine dans une famille modeste : son père est peintre automobile et sa mère employée dans une école maternelle. Elle passe sa jeunesse à Massy, commune voisine dans le département de l’Essonne. A l’issue de ses études secondaires, elle intègre l’École supérieure de commerce de Reims dont elle sort diplômée en 2006.

A la fin de ses études, elle est embauchée au service marketing du groupe Procter & Gamble. Âgée de trente ans, elle démissionne pour suivre son mari, cadre du groupe l’Oréal, à Milan. C’est pour elle un événement marquant, qu’elle évoque dans l’épilogue de La cerise sur le gâteau, ainsi que sur son site personnel :

C’est à l’approche de mes 30 ans que tout a changé : le jour où j’ai accepté de suivre mon mari à l’étranger. C’était le grand saut dans le vide ; je venais de démissionner, et j’embrassai alors une foule d’incertitudes.

C’est parfois loin de son pays que l’on renoue avec soi-même. Il est plus simple de se réinventer quand tout est nouveau autour de vous. La peur d’être jugée, qui me freinait tant, n’existait plus.

L’envie d’écrire est alors devenue pour moi une nécessité.

J’adore cette dernière phrase. Je devrais souvent la relire et m’en imprégner !

Un autre élément qui m’a également marqué quand j’ai fait quelques recherches sur Internet (surtout Wikipedia 😉 !), c’est que son premier roman, avant de paraître chez Michel Lafon, est d’abord paru en auto-édition. A méditer.

Mère de deux garçons, elle est revenue au pays et vit maintenant en Bretagne, à Dinard.

Site de l’auteur : http://www.aurelie-valognes.com/

Bibliographie

(non exhaustive : uniquement les ouvrages chroniqués sur mon blog)

  • 2019 : La cerise sur le gâteau (billet à paraître demain)
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Que de regrets !

Salvador Dali – Femme à la fenêtre

Reprendre ce blog ne signifie pas que reprendre le projet 52 photos, mais aussi les divers défis d’écriture auxquels je participais. Comme par exemple le devoir de Lakevio du Goût, qui en est cette semaine à sa 31ème édition !

 

Elle est comme nous.
Elle est à sa fenêtre.
Que souhaite-t-elle ?
Que pense-t-elle ?
Comme nous est-elle confinée, prisonnière, recluse ? 
Dites lundi ce que vous pensez à partir de cette toile de Salvador Dali.


Marianne regrette son petit village natal. Elle y a passé une enfance heureuse, puis une adolescence sans soucis. Et c’est avec confiance qu’ele est entrée dans l’âge adulte. Bien sûr, pour une pauvre paysanne comme elle, les temps étaient durs. Les subsides européens à l’agriculture ne suffisaient pas toujours pour boucler les fins de mois dans le vert, mais elle ne se plaignait pas : le soleil brillait pour tout le monde et chacun était libre d’aller où bon lui semblait. Continuer la lecture

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Seul au monde (BR2020-12)

Il y a quelqu’un ? Vraiment personne ?

Pendant six semaines, cette question pourtant simple est restée sans réponse. Mais me voici enfin de retour dans ce blog déserté. Rassurez-vous, ce n’est pas le coronavirus qui m’en a tenu éloigné.

Je sais que chez Les bottes rouges, les sessions de rattrapage sont autorisées, mais j’ai décidément trop à faire que pour changer d’avis : pour moi, vouloir rattraper le temps perdu, c’est du temps perdu. Mais j’essaierai de ne plus être (trop 😉 ) absent !

En ces temps de confinement, le sujet proposé par Carole tombe à pic : Seul au monde ! Comme il faisait ensoleillé et qu’en Belgique il nous est encore autorisé de nous promener (mais pas à plus que deux), nous avons arpenté la campagne environnante sans rencontrer personne, même pas celui ou celle qui aurait pu se croire seul.e au monde… Nous n’avons rencontré que cet arbre qui nous a paru bien triste, seul à se détacher sur la ligne d’horizon.

Floreffe (Belgique) – 22 mars 2020

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Qui ai-je envie d’être ?

Je suis enfin en train de lire La cerise sur le gâteau d’Aurélie Valognes, que j’avais offert à mon épouse il y a un an, à l’occasion de sa mise à la pension. Quant à moi, je suis pensionné depuis septembre dernier, soit quelques mois plus tard qu’elle. Enormément de points communs, donc, entre nous et les protagonistes du roman, puisque Bernard y est pensionné quelque temps plus tard que Brigitte.

Beaucoup de points communs, mais pas mal de différences aussi (heureusement 😉 ). Toutefois, je me retrouve pleinement dans les questions existentielles que Bernard est amené à se poser :

Il est temps que tu te poses les bonnes questions… Il faut que tu trouves par toi-même ce que tu « veux » faire, et pas ce que tu « dois » faire. Quelle personne as-tu envie d’être ?

p. 107

Et moi, qui ai-je envie d’être ? Qu’ai-je envie de faire ? Je suis écartelé entre deux attitudes.

Ne rien faire. « Profiter » de la vie comme mes collègues, mes amis, ma famille n’ont cessé de me dire ? J’ai mis des guillemets, car j’ai horreur de ce verbe, que j’associe inévitablement à « profiteur », terme à mes yeux hautement péjoratif. Remplaçons-le donc. Savourer la vie ? C’est déjà mieux ! Mais encore ? Est-ce savourer la vie que ne rien faire ? Toute notre vie, nous sommes tellement formatés à la primauté de la valeur travail que quand celui-ci nous est ôté (même si c’est à notre demande), nous nous sentons nus et démunis face à la recherche d’un sens à notre existence. Même si c’est là une occupation que je prise de temps en temps, je me vois mal passer le reste de ma vie à remplir des grilles de mots croisés…

A l’opposé, j’ai tant de centres d’intérêt (littérature, photographie, informatique…) que je me dis que « maintenant que j’ai le temps », je devrais me consacrer à ces passions, au risque de me mettre une pression qui n’aurait rien à envier à celle que m’imposait ma vie professionnelle.

Vous allez me dire que, comme d’habitude, in medio virtus. J’entends bien, et je ne vous contredirai certes pas, mais ce point d’équilibre est bien difficile à atteindre…

La première année, c’est la plus dure, il faut presque l’effacer et repartir de zéro. Ensuite, très vite, plein de choses vont se présenter à toi, et ce sera difficile de choisir. Comme quand on entre dans une pâtisserie et qu’on aimerait tout manger. Tu vas faire des petites erreurs, tu vas tâtonner, ce n’est pas grave. Sois patient.

p. 109

En ce qui me concerne, j’en suis à un peu plus de six mois, et je commence à apprivoiser mon nouvel état, mais je dois avouer que je suis encore bien loin de la sérénité, et que les temps coronaviriens que nous traversons n’arrangent pas les choses. Bon, il me reste à être patient et à l’écoute de mes aspirations, même lorsqu’elles semblent contradictoires.

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C’est le printemps !

Chouette, aujourd’hui, c’est le printemps !

Mais d’où débarque cet olibrius, vous entends-je vous demander : sans même s’excuser, il s’absente plus d’un mois, et le jour où il revient parmi nous, il essaie de nous faire croire que c’est le printemps, alors que nous ne sommes que le 20 mars…

Bon, il faut que je vous explique… Il y a plusieurs printemps, si, si ! Il y a bien évidemment le printemps calendaire, le plus connu, celui que vous avez découvert dès vos premières années d’école : le printemps, c’est le 21 mars !

Mais il y a aussi le printemps météorologique, fixé de manière tout à fait arbitraire au 1er mars.

Mais le printemps que je préfère, en tant qu’ancien professeur de physique, c’est le printemps astronomique, celui qui coïncide avec l’équinoxe (de printemps, forcément). Kekseksa, l’équinoxe ? C’est le moment où les durées du jour et de la nuit sont égales. Autrement dit, après, le jour dure plus longtemps que la nuit 😉 ! (Le mot équinoxe vient du latin « æquinoctium » qui signifie « nuit égale »). Plus précisément, on parle d’équinoxe lorsque le Soleil se trouve au zénith, c’est-à-dire perpendiculaire à l’équateur. L’arrivée du printemps se passe donc à un moment précis ! A quelle heure ? Alors là, si vous cherchez sur Internet, c’est comme pour le coronavirus, vous trouverez tout et son contraire, surtout son contraire : ici, c’est à 2 H 49′ 36″, c’est à 4H50′, et , c’est dix minutes plus tôt. Peu importe, c’est passé, nous sommes au printemps 🙂 🙂 🙂 ! Je me sens revivre.

J’allais oublier… Tant que nous en sommes à évoquer les différents printemps qui existent, j’ai failli oublier les printemps musicaux, notamment celui de Vilvadi. Allez, je vous laisse en bonne compagnie jusque demain.

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Entrée / Sortie (BR2020-06)

Malgré la tempête qui sévit actuellement en Belgique, je suis fidèle au poste pour cette sixième participation au Projet 52 Photos. Le sujet proposé par Carole cette semaine est entrée ou sortie. Finalement tout n’est qu’une question de point de vue, l’entrée de l’un pouvant être la sortie d’un autre. Quoi qu’il en soit, j’aurais voulu savoir où cette entrée menait…

Psst : vous avez remarqué, je n’ai pas fouillé dans mes archives : cette photo date d’hier 😉 !


Mont Sainte-Marie à Mozet (Belgique) – 8 février 2020

Cette tour de guet romane date des XI-XIIe siècles. Cette belle tour rectangulaire est composée de quatre niveaux, mais a perdu sa flèche en 1876, suite à un ouragan. A l’origine, elle servait de tour de défense. De gros travaux pour la consolider ont été effectués à la fin du XXe siècle. Malheuresement, il s’agit d’une propriété privée, dont le propriétaire, afin de préserver la beauté du lieu, en a limité l’accès… Bref, c’est la photo d’une entrée interdite que je vous propose… 🙁

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