X comme X

Il y a deux jours, sur les ondes d’une de nos radios, un mentaliste était invité, l’occasion pour lui de faire de la publicité pour ses spectacles. J’avais déjà entendu le terme, mais sans vraiment savoir de quoi il s’agissait. Je viens de consulter Wikipedia :

Le mentalisme est un art du spectacle qui consiste à présenter des performances, sur les thèmes de l’étrange et les facultés mentales. Les mentalistes utilisent différentes techniques. Entre autres :

  • la psychologie : déduction avec la lecture à froid, intuition, équivoque ;
  • la suggestion : hypnose ;
  • le développement de la mémoire : mnémotechnie ;
  • l’illusion : prestidigitation, manipulation, magie mentale.

Nous allons voir que la liste des techniques n’est pas exhaustive ! Continuer la lecture

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W comme Walter

Robert Doisneau – Pêche à la mouche sèche (1951)

Cette semaine, Le Goût des Autres continue dans sa veine photographique. Dommage (pour mon titre), ce n’est plus Willy qui est à l’honneur, mais Robert.

Comme disait une chanson de la première moitié du XXème siècle à propos des baisers : Méfiez-vous des pêcheurs mesdemoiselles car il y a pêcheur et pécheur…
Je suis sûr que vous avez beaucoup de souvenirs des uns.
Ou des autres…
Je pense que nous aurons tous quelque chose à dire et à lire lundi…

Le cercle des Pêcheurs Disparus

Walter Pipindeseine (1880-1951) fut le fondateur et président d’une association de pêcheurs, initialement appelée Cercle des Pêcheurs. Dès le début, Walter voulut que ses membres soient très précisément au nombre de quatre-vingt-un. Pourquoi ce nombre ? Walter était un ancien professeur de mathématique et à ce titre chérissait les nombres remarquables. Or, quatre-vingt-un est le carré d’un carré : (3 * 3) * (3 * 3) = 81.

Par ailleurs, s’il appela son association Cercle, c’est parce que le cercle est la forme géométrique parfaite par excellence, puisqu’elle est infiniment symétrique. Son amour du cercle l’amena d’ailleurs à exiger que les parties de pêche se déroulent chacun dans son cercle. En ce sens, on peut également dire qu’il fut un précurseur des mesures sanitaires, puisqu’il inventa la bulle d’une personne.

Il n’était pas grand connaisseur en matière de pêche, mais il était curieux et plein de bonne volonté. Hélas, sa rigueur mathématique fut la cause de sa triste fin. Un jour, en effet, il décida de tester une nouvelle variante de pêche : il avait déjà pratiqué la pêche à la mouche noyée, il voulut tester la pêche à la mouche sèche. Mais, rigoureux comme il l’était, il prétendait que la mouche devait rester sèche. Pour cela, il préconisait de pêcher le dos au cours d’eau, et de lancer l’hameçon vers l’avant. Malheureusement, ce jour-là, il voulut donner un trop grand élan à son geste et envoya la mouche loin derrière lui, qui tomba dans la Seine. Là, le fil s’enroula autour de l’hélice d’un bateau de touristes (que l’on appelle depuis lors un bateau-mouche). Hélas, au lieu de lâcher sa canne, il s’y accrocha fermement et fut entraîné dans les flots. Les quatre-vingt pêcheurs sur la rive l’entendirent déclamer le poème de Walt Whitman : O Capitaine, mon Capitaine. Puis ils le virent se noyer, sans pouvoir intervenir.

Ce qu’ils devinrent par la suite, nul ne le sut : ils avaient tout simplement disparu, comme volatilisés. C’est à partir de ce moment que l’on parla du Cercle des Pêcheurs Disparus.

Quand je dis que nul ne sut jamais ce qu’ils devinrent, ce n’est pas exact. Grâce à mon ami Serge, j’ai pu retrouver leur trace. Ils ont tout simplement troqué leurs cannes à pêche contre des fusils…

Le gibier manque et les femmes sont rares
Chantent en cœur les quatre-vingts chasseurs

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V comme Vert pomme

Cette semaine, le projet 52 photos des Bottes Rouges, nous propose comme thème :

Mais voilà, dans notre jardin, toutes les pommes sont rouges… Alors, j’ai décidé, pour une fois, de la jouer déjanté :

N’importe où – 2 octobre 2020

Quand il faut passer à la pompe, c’est toujours pour ma pomme 😉 !

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U comme Utopie

Utopie est un de mes mots préférés de la langue française. Quand je dis de la langue française, il s’agit en fait d’un mot forgé en 1516 par l’écrivain anglais Thomas More à partir du grec. Il s’agit, au départ, d’une société idéale sans défaut, d’un régime politique idéal, d’une société parfaite sans injustice ou encore d’une communauté d’individus vivant heureux et en harmonie.

Utopie est un des mots que j’exécre le plus. Etymologiquement, utopie signifie « en aucun lieu ». Et donc, une utopie désigne ce qui appartient au domaine du rêve, de l’irréalisable : en ce sens, qualifier quelque chose d’utopique consiste à le disqualifier et à le considérer comme irrationnel.

Bref, comme le chantait si bien Jacques Brel :

Rêver un impossible rêve
Pour atteindre l’inaccessible étoile.

À l’origine, Searching for Utopia résulte d’une commande de la ville de Nieuport pour la triennale d’art Beaufort (Nous y revoici !). En 2003, Jan Fabre crée donc cette oeuvre qui représente l’artiste à la recherche d’un monde meilleur. Il s’agit d’un bronze colossal de cinq tonnes et demie en forme de tortue, cornaquée par Jean Fabre lui-même. Initialement placée sur la plage, la statue fixait l’horizon d’un air décidé, pour scruter l’horizon lointain, à la recherche de l’inaccessible, de l’utopie. Mais les vents violents, l’air salin et le sable se sont conjugué pour dégrader l’oeuvre. Elle a donc été déplacée, d’abord sur la digue, puis plus à l’intérieur de Nieuwpoort. Toutefois, si j’ai déjà eu l’occasion d’admirer cette oeuvre sur la digue puis sur la place Jean Fabre, je n’ai pas eu l’occasion de la photographier lors de notre récente semaine de vacances à la mer.

Ce que je vous propose donc, c’est une copie à l’identique qui, après avoir été exposée à Amsterdam puis à Saint-Paul-de-Vence, a finalement élu domicile à Namur, à flanc de citadelle

Jean Fabre – Searching for Utopia – Namur (Belgique) – 2 octobre 2020

Jean Fabre – Searching for Utopia – Namur (Belgique) – 2 octobre 2020

e.

 

 

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T comme Tableau

Je vous avais promis hier de vous reparler du parc de sculptures Beaufort : c’est à Westende que je vous emmène pour découvrir  une oeuvre de l’artiste belge Nick Ervinck datant de 2012 : Olnetop.

Westende (Belgique) – 17 septembre 2020

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S comme Sidonie

Alors que l’automne semble s’installer durablement chez nous – vent, pluie et chute des températures – je ne peux m’empêcher de repenser à notre récente semaine de vacances à la Côte Belge. Je vous ai déjà parlé de l’exposition d’oeuvres à ciel ouvert Beaufort (et je vous en parlerai encore demain), mais il en faut pour tous les goûts, du plus sérieux au plus ludique 🙂 .

Middelkerke est une commune belge bien connue des bédéphiles, puisque son festival annuel de la bande dessinée (auquel je ne suis jamais allé) attire des milliers de visiteurs. Rien d’étonnant, donc, si une douzaine de personnages de bandes dessinées en bronze jalonnent la digue maritime de Middelkerke. J’ai déjà souvent eu l’occasion de m’y attarder. Mais cette année, j’en ai découvert une nouvelle, beaucoup plus grande et en couleurs :

Middelkerke (Belgique) – 17 septembre 2020

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R comme Ronis

Willy Ronis – Le petit parisien (1952)

Pour cette (déjà) cinquantième édition de son devoir, le Goût des Autres a troqué la peinture contre la photographie.

Mais qu’a donc vu ce gamin qui le fait courir si joyeux ?
J’ai bien une idée…
Mais vous ?
Que vous inspire ou vous rappelle cette photo de Willy Ronis ?

Pour ma part, je me suis contenté de revisiter un grand classique 😉 . Continuer la lecture

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Q comme Quinze

Alors que la tempête Odette balaie (entre autres) la côte belge, renversant des cabines de plage, arrachant des tuiles, inondant des chaussées, je ne peux m’empêcher de songer qu’il n’y a que quelques jours à peine, nous déambulions sur la digue d’Ostende en bras de chemise. Quel brusque changement de temps ! Nostalgie, donc, en ce dimanche venteux.

Aujourd’hui encore, je vous parlerai de l’exposition à ciel ouvert et en plein vent, la bien nommée Beaufort. Et plus particulièrement de Arne Quinze. Les lecteurs belges de ce blog se souviennent sans doute de son oeuvre en bois The Passenger, construite à Mons en 2014,  qui s’effondra en décembre de la même année et qui fut reconstruite par l’artiste à ses frais en 2015. (Bonne nouvelle, si vous ne l’avez pas encore admirée : elle devait être démontée en septembre de cette année, mais la crise sanitaire lui offre un sursis !)

Ostende (Belgique) – 22 septembre 2020

Mais revenons à la côte et à Beaufort : c’est à Ostende que Arne Quinze a installé son oeuvre Rock Strangers (non pas dans le cadre de l’édition 2018 comme pour pour The Navigator Monument, mais pour l’édition 2012). Continuer la lecture

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P comme Plage

Pour cette trente-huitième semaine de l’année, Carole nous proposait P comme… Une aubaine pour moi 😉 , puisque le billet précédent de mon abécédaire était O comme Orties. Bon d’accord, ce billet date de huit jours, et vous allez me dire qu’attendre autant de temps pour être synchrone n’excuse pas ma fainéantise. Mais en fait, j’ai une excuse en béton : j’étais en vacances (oui, de nouveau 🙂 ). Et où ça, mon bon monsieur ? A la mer du Nord, à Westende plus exactement. Pour moi, ce sera donc P comme Plage !

Westende (Belgique) – 17 septembre 2020

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O comme Orties

Ouille, ça pique 🙁 !

Ma grand-mère disait que c’était bon pour les rhumatismes, puis me donnait un bisou à l’endroit de la piqûre 🙂 .

Les thème des Bottes Rouges de cette semaine, c’est « dans mon jardin »… Alors des orties ? Mon jardin est-il à ce point mal entretenu ? C’est vrai que le fond a parfois tendance à retourner à l’état sauvage, le voisin de derrière n’entretenant pas du tout le sien, de jardin… De toutes manières, Carole a bien dit dans son jardin, pas nécessairement dans son potager 😉 ! Encore que… Avant d’arracher les orties du fond de notre jardin, quand elles sont jeunes, nous en coupons les têtes ! L’occasion de cuisiner un bon potage aux orties. Ou encore, pourquoi pas un délicieux pesto ?

Namur (Belgique) – 12 septembre 2020

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