Ca passe ou ça casse (II)

Avant-hier, dans un commentaire empreint de pertinence, Célestine m'écrivait :

Pourquoi ne pas faire preuve d'un peu de bienveillance avec toi-même ? Je te trouve bien dur de te lancer des ultimatums aussi radicaux ! Et si la retraite était le moment de prendre un peu soin de tes rêves ? De respirer et de prendre ton temps...

On n'efface malheureusement pas soixante ans de mauvaises habitudes d'un coup de baguette magique... Dur ? Peut-être. Exigeant, certainement. Il me semble être le fruit d'une éducation où l'on me demandait de sans cesse me dépasser. Il est évidemment difficile de revisiter son enfance en faisant la juste part des choses entre la réalité et les souvenirs de plus en plus floutés par l'âge. Que l'on ne se méprenne pas : je n'ai rien contre l'exigence, au contraire. J'ai moi-même été exigeant vis-à-vis de nos enfants. Mais j'ai souvent souffert du manque de reconnaissance de mes parents, comme si je n'en faisais jamais assez que pour mériter leur affection. D'où sans doute le fait que je suis encore plus exigeant vis-à-vis de moi-même que vis-à-vis des autres. Attention : j'insiste à nouveau sur le fait que ce que j'expose ici est forcément biaisé par quarante ans et plus de sombres ruminations.

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Ca passe ou ça casse

Trois mois sont assez.

Me semble-t-il.

Pour faire son deuil de la vie active.

Il est temps que la mue se termine. Il est temps de me débarrasser de mes hardes et d'enfiler des vêtements plus confortables. Il est temps d'enfin me sentir mieux.

La tentation était forte de prolonger cet entre-deux jusqu'au premier janvier. Certes, cette date aurait été emblématique, mais pourquoi pécher par fétichisme des dates ? Je l'ai fait plus souvent qu'à mon tour et cela ne m'a jamais réussi. A combien de reprises ne me suis-je pas dit que cette fois, ça y était, c'était la bonne, je ne retomberais plus dans la procrastination ni dans l'éparpillement.

Ces trois derniers mois, bien que j'aie été très occupé, j'ai pris le temps de réfléchir et de me convaincre que je n'aurais pas éternellement l'occasion de prendre un nouveau départ.

Alors, c'est maintenant ou jamais ! Et ce n'est pas un serment d'ivrogne. Si ce blog tombe de nouveau en déshérence, comme c'est trop souvent le cas, j'ai pris la décision irrévocable de quitter définitivement la blogosphère. Et si d'ici la fin de l'année je ne me suis pas (re)mis sérieusement à l'écriture (je veux dire par là d'un roman), j'abandonnerai définitivement mon rêve d'un jour devenir écrivain.

D'accord, la partie est loin d'être gagnée ! Le 1er novembre, je proclamais me lancer dans l'aventure du NaNoWriMo. Péché d'orgueil : je n'ai presque rien écrit durant la première quinzaine de novembre. Le 16 novembre, je me fixais comme objectif une publication quotidienne. Il s'en est suivi six billets pour quinze jours...

Donc, cette fois, nous sommes bien d'accord (je partage en tout cas pleinement ma décision) : ça passe ou ça casse. Et si ça casse, il me retera les mots croisés ets les séries à la Télé...

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Inauguration

J'ai consulté la définition du Larousse :

1. Cérémonie par laquelle on procède officiellement à la mise en service d'un bâtiment.

En fait de bâtiment, il ne s'agit que d'une petite pièce tout en haut de notre maison, récemment aménagée dans le grenier. Sobre, presque spartiate. Nous sommes dans les combles, toute la lumière vient d'un velux. En se mettant debout, on a vue sur le jardin et au loin la lisière d'une forêt de conifères. Assis au bureau, je ne vois que le ciel et les nuages, sans cesse changeants. Je trouve ce spectacle apaisant, même quand les nuages noircissent, annonciateurs de mauvais temps. Il me semble que je ne m'en lasserai pas.

En fait de cérémonie, tout simplement, je m'assieds pour la première fois au bureau dans cette pièce et j'écris ces quelques mots. Cette pièce nous servira de "refuge" à mon épouse et à moi-même, elle pour y peindre et y coudre, moi pour y lire et y écrire. Nous nous y sentons bien. Nous l'avons baptisée L'escale.

2. Début marquant de quelque chose, commencement. L'inauguration d'une ère nouvelle.

Voilà, tout est dit ! J'espère enfin tourner la page de mes balbutiements, de ma procrastination. Il me faut être réaliste : j'ai largement dépassé le mitan de ma vie et il n'est plus temps de se contenter de rêver. Il me faut maintenant agir.

C'est-à-dire écrire.

Entre autres.

Reprendre mon activité de diariste, depuis trop longtemps abandonnée. Reprendre la tenue de ce blog aux billets à la publication erratique. Le début marquant de quelque chose correspond toujours nécessairement à une rupture. Pas question pourtant de renier le passé, mais il me faudra l'intégrer pour mieux m'en détacher. Trop tard pour le NaNoWriMo, en tout cas pour cette année. Je n'ai pas jeté les ébauches de mes billets en attente, essentiellement des critiques des derniers livres lus. Mais ils ne serviront - au mieux - que de réservoir en cas de disette. Car mon objectif est clair : une publication quotidienne !

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Un mois !

Un mois ! Il y a déjà un mois que je suis pensionné ! Je pensais naïvement entrer au paradis du temps libre. Je croyais pouvoir, sans même épuiser complètement mon capital d'heures libres, assister à l'un ou l'autre cours de l'Université du Troisième Age (Philosophie et Atelier Théâtre), lire plus, et - enfin ! - me mettre à écrire de manière sérieuse. Las... Septembre fut chaotique : entre les demandes de baby sitting plus nombreuses, nos implications dans l'une ou l'autre association (nous avons, entre autres, repris les postes de secrétaire et de trésorier de l'unité scoute) et une rhino-pharyngite particulièrement tenace, il me semble que j'ai été moins disponible à moi-même que lorsque je travaillais. D'autant que nous avons entrepris quelques travaux de rangements et d'aménagement (remplacement du revêtement de sol de notre bureau, etc.) !

Bref, tout ceci explique ce blog en déshérence, mon absences aux rendez-vous que je m'étais fixés : les ateliers d'écriture d'Olivia, le challenge Pavé de l'été, le Mois américain, et même mon absence de vos blogs, que je prends d'habitude le temps de lire avec intérêt.

Mais voici Octobre qui commence. L'occasion de remettre les pendules à l'heure ! Et il n'est plus l'heure de procrastiner...

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Journée intergénérationnelle

Après-midi à la journée portes ouvertes de l'Université du troisième âge, où nous nous sommes inscrits. En ce qui me concerne, à un cours de philosophie, à un cours de retouche photographique et à un atelier théâtre. Nous avons ainsi cotoyé les petits nouveaux comme nous (la soixantaine) et les plus anciens (de septante à quatre-vingt ans).

Et puis, le soir, réunion de l'Unité Scoute, où nous avons repris les postes de secrétaire et de trésorier. Repas entre le Staff d'Unité (la quarantaine) et les responsables de sections (la vingtaine).

Quelle chance que cette diversité de rencontres, quel merveilleux cadeau de la vie. Qui répond bien sûr, sans fausse modestie, à notre ouverture d'esprit, mais quand même quel bonheur !

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Nouvelle vie

Aujourd'hui

Une nouvelle vie commence smile cool !

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Ego sum pauper

Bien étrange est le fonctionnement de la mémoire. Comment se fait-il que quarante ans plus tard, au réveil, me reviennent à l'esprit les paroles d'un chant que nous fredonnions en canon autour du feu de camp quand j'étais au Patro ?

Ego sum pauper

Nihil habeao

Et nihil dabo

Peut-être une tentative d'explication ? Hier, j'ai travaillé à notre déclaration de contribution... En tout cas, totalement inconscient et inutile ce travail de mémoire, car il me faudra bien payer mes impôts !

Moi je suis pauvre

Je ne possède rien

Et ne donnerai rien.

Merci Google, nous n'avons pas été les seuls à chanter cela. Notez qu'il semble y avoir plusieurs variantes quant au dernier vers : core meum dabo semble une version moins profane et plus plausible ?

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Rattraper le temps perdu

Le temps perdu
Vouloir le rattraper c'est du temps du temps perdu
Comme les illusions de nos vingt ans du temps perdu
Ce qui est important c'est le temps de l'inconnu
Avec tous les bonheurs qu'il nous tend inattendus
Laisse tomber c'était du mauvais temps le temps perdu
Courir après c'est du temps perdu

J'aurais pu faire c'est vrai, tant de choses
Pourquoi pas inventer une rose
Être marchand de thé à Formose
Savant, marin, maçon, écrire des chansons

Le temps perdu
Vouloir le rattraper c'est du temps du temps perdu

 Je peux vous le dire, l'ayant expérimenté, la méthode Coué est largement surfaite ! Yes I can, disait le blogueur qui ne bloguait plus. Alors oui, ces dernières semaines, ces derniers mois, j'ai pas mal lu, je suis allé au théâtre, je suis allé au cinéma. J'ai accumulé beaucoup d'opportunités de billets... mais n'en ai concrétisé aucune... Chaque fois que j'ouvre mon blog et que je vois ces trop nombreux articles vides dont je n'ai encore écrit que le titre, et dont la date de publication reste indéterminée, je culpabilise. Je me dis qu'il est plus que temps de rattraper le temps perdu ! Mais ne serait-ce pas perdre mon temps ? Alors, basta, j'ai mis à la poubelle mes projets d'articles pour le mois belge (avril) et pour les mois italien et espagnol (mai). Et j'essaierai de reprendre en douceur (et en continuité ?) ce blog avec mes lectures pour le mois anglais (juin).

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Une page se tourne...

mais ce n'est pas encore la fin du livre, ni même du chapitre...

Je sens la fin approcher et cela - je ne sais pas si c'est le terme correct, mais c'est ainsi que je le ressens - m'angoisse.

Rassurez-vous, ce n'est pas de ma fin de vie que je parle, encore que l'on ne puisse pas vraiment dire qu'elle s'éloigne, mais non, c'est de la fin de ma carrière professionnelle que je parle. Lundi, c'était mon avant-dernier Conseil Pédagogique. Hier, c'était mon avant-dernier Comité de Concertation. Et aujourd'hui, c'était mon dernier cours... Oui, une page s'est tournée.

Certains aspirent à la pension. Ce n'est pas mon cas, même si j'ai effectivement décidé de la prendre de manière anticipée au premier septembre de cette année, juste avant l'ouverture d'une nouvelle année académique : j'aurais encore pu travailler durant près de deux ans. Mais mon épouse venant d'être pensionnée il y a deux mois (elle aussi de manière anticipée), nous avons estimé plus enrichissant (pas pécuniairement frown !) de prendre notre retraite presque en même temps.

Le chapitre de ma vie professionnelle ne se terminera donc que dans trois mois et demi, mais aujourd'hui la page de la présence devant un auditoire s'est tournée. D'ici la fin du chapitre, il me restera encore pas mal de boulot : administratif, puisqu'il me reste à terminer ma mission de coordinateur qualité, mais aussi d'enseignement, puisque la session de juin et celle d'août m'attendent toujours, soit environ encore cinq cents copies d'examens à corriger.

La pension en elle-même ne me fait pas peur, je ne crains pas de m'ennuyer ! Mais c'est la signification pyschologique, émotionnelle qui me fragilise : c'est la concrétisation inéluctable que je vieillis, et que il me faudra progressivement renoncer à nombre d'activités.

Mourir cela n'est rien
Mourir la belle affaire
Mais vieillir... ô vieillir

Jacques Brel

Bref, je ne veux pas me trouver des excuses, mais je crois qu'il faut chercher dans mon mal-être actuel le silence qui se prolonge sur mon blog.

Quoiqu'il en soit, puisque une page s'est tournée, il faut se se secouer un peu et entamer une nouvelle page ! Je vais donc essayer de tenir ce blog plus régulièrement, je crois que c'est important pour mon équilibre personnel, mais je ne promets rien, car je me sens encore bien fragile...

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