La panique (Bryan Edgar Wallace)

La panique (The device)

traduit de l'anglais par Henri Catteau

Bryan Edgar Wallace

Dupuis - 1965 (1962 pour l'édition originale)

Collection Mi-Nuit N° 2

200 pages

 (lu entre le 11 et le 17 juin 2019)

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Une villa de rêve (Madeleine Wickham)

Une maison de rêve (A Desirable Residence)

traduit de l'anglais par France Camus-Pichon

Madeleine Wickham

Belfond - 1999 (1996 pour l'édition originale)

348 pages

 (lu entre le 4 et le 10 juin 2019)

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Du côté d'Ostende (Jacqueline Harpman)

Du côté d'Ostende

Jacqueline Harpman

Grasset - 2006

160 pages

(lu entre le 24 et le 28 mars 2019)

Roman à la langue merveilleuse, mais exigeant. A ne pas lire le soir quand vous sentez vos paupières lourdes, ce qui était mon cas le jour où j'ai commencé cet ouvrage. Aussi, ce premier soir n'ai-je lu qu'une quinzaine de pages. Mais je me suis racheté par la suite smile !

Jacqueline Harpman n'était pas pour moi une inconnue. L'année dernière j'ai notamment lu d'elle Orlanda, que j'avais adoré : un vrai coup de coeur ! (J'appelle coup de coeur les romans que je me réjouis de relire un jour. Est-il nécessaire de préciser qu'il y en a peu ? Il y a tant de nouveaux romans à lire qu'il faut qu'une oeuvre vous ait durablement marqué pour la relire au détriment d'autres découvertes.) Il y a quelques années, j'avais lu Moi qui n'ai pas connu les hommes, que j'avais beaucoup aimé. Il y a plus longtemps encore, j'ai lu La plage d'Ostende - ce devait être le premier roman de cette auteure belge que j'ai lu - mais il ne m'avait pas vraiment impressionné, la preuve, c'est qu'à part son titre, je ne me souviens de pratiquement rien !

Mais justement, revenons Du côté d'Ostende. Qui est en fait le pendant de La plage d'Ostende (que du coup je me promets de relire) : un autre moint de vue (celui de Henri cette fois, celui d'Emilienne précédemment), une autre époque (puisque ce roman commence à la mort d'Emilienne)... Que dire de plus que ce qu'en dit la quatrième de couverture ? C'est vrai qu'il ne se passe pratiquement rien dans ce roman ! Il s'agit essentiellement des souvenirs d'un homme qui n'a eu de cesse de vivre à l'ombre des femmes qui l'entouraient, en cachant son homosexualité.

Il ne se passe donc pas grand chose, mais les personnages et leurs émotions sont finement analysés, disséqués allais-je dire : qu'y a-t-il d'étonnant à cela, si on se souvient que l'auteur était psychanalyste ? Mais rassurez-vous, ce n'est jamais pesant, au contraire empreint d'une triste légèreté, grâce au style de Jacqueline Harpman. Ma principale réticence - qui explique pour quoi je n'ai pas accordé cinq étoiles - c'est le milieu dans lequel les personnages évoluent, cette haute bourgeoisie bruxelloise de la première moitié du XXe siècle, riche bien entendu. Mais, allez-vous me dire, n'est-ce pas là simplement une minutieuse description du milieu et de la réalité de l'époque ? Si, certainement, mais cet aspect involontairement documentaire empêche de ressentir trop d'empathie vis-à-vis des personnages.

Encore que... Quand Henri écrit « J’étais un jeune homme plein d’avenir, je suis un homme sans passé ; on se gaspille. » je ne peux m'empêcher de le prendre en partie pour moi, et d'éprouver beaucoup de sympathie pour lui.

Je vieillis. Je deviens gâteux. Ma sensibilité s'exacerbe. J'ai failli avoir les larmes aux yeux en lisant les dernières pages de ce roman.

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