M comme Maison

La maison du clair de lune

(Moonlight becomes you
Traduction : Anne Damour)

Mary Higgins Clark

Ed. Albin Michel – 1996
(Edition originale : 1996)
373 pages

(lu entre le 26 août et le 6 septembre 2020)

 

Avis

A côté du polar noir bien connu, il y a le polar doré. Son intrigue se déroule dans la jet set ou à tout le moins dans la frange de la société aux revenus les plus élevés. Pour faire bonne mesure, on peut y ajouter l’un ou l’autre aristocrate désargenté ou capitaine d’industrie qui a fait faillite. C’est dans ce contexte que joue Mary Higgins Clark. L’analyse psychologique des personnages y laisse la place à de nombreuses descriptions vestimentaires. Tant de superficialité agace, et à la longue fatigue. (suite…)

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J comme Joël

J'ai découvert Joël Dicker il y a quelques années avec La vérité sur l'affaire Harry Quebert, que j'avais adoré. Un des rares livres que je relirai peut-être. (Il y a tant à lire qu'il est très rare que je relise un roman déjà lu.) C'est donc avec énormément d'attentes que je me suis lancé dans la lecture de... La disparition de Stéphanie MailerJoël DickerEditions de Fallois - 2018635 pages  (lu entre le 1 et le 17 juillet 2020) Avis J'écrivais plus haut que c'était avec énormément d'attentes que je me suis lancé dans la lecture de La disparition de Stéphanie…

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G comme Garrett

Randall Garrett, né Gordon Randall Phillip David Garrett le 16 décembre 1927 à Lexington dans le Missouri et mort le 31 décembre 1987, est un auteur américain de science-fiction. Il a été très prolifique dans différents magazines de science-fiction des années 1950 et 1960. Mais il semble surtout être connu pour avoir créé le personnage de Lord Darcy, enquêteur de l'Empire Angevin, constitué de la France et de l'Angleterre, sous le pouvoir des Plantagenêts. Fort d'un roman et de sept nouvelles, ce cycle relève de l'Uchronie. Mais ce qui nous intéresse ici, c'est son récit (40 pages quand même !)…

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Terre errante (Cixin Liu)

Terre errante

Traduit du chinois par Gwennaël GAFFRIC

Titre original :

LIU Cixin

Actes Sud – Exofictions
Janvier 2020
80 pages

Edition originale : 2000

(lu les 3 et 4 juillet 2020)

 

Avis

Il y avait longtemps que je n’avais plus lu de nouvelles. Il y avait encore plus longtemps que je n’avais plus lu de science-fiction. Merci donc à Maki de m’avoir permis de renouer avec ces deux (anciennes) passions ! Et merci à Anne-Laure, qui m’a fait découvrir cet auteur (je ne savais pas qu’il existait des auteurs de science-fiction chinois) et cette collection (j’aime en général beaucoup les ouvrages d’Actes Sud, mais je ne savais pas qu’ils publiaient également de la science-fiction)

Mission accomplie, j’ai repris goût à la science-fiction et au format court (même si court, c’est court, voir ci-dessous). Ici, pas d’extraterrestres, pas de robots, pas de voyages dans le temps, juste le Soleil (qui se trouve hélas en phase teminale) et notre bonne vieille Terre, que les humains n’ont d’autre solution que de transformer en vaisseau spatial, afin de fuir la fin apocalyptique du système solaire. Il faut donc d’abord arrêter la rotation de la Terre (c’est chose faite quand le récit commence), puis la catapulter hors de notre système, en jouant subtilement de la force de gravitation, notamment autour de Jupiter. Les explications scientifiques sont suffisantes pour que le lecteur accepte de jouer le jeu, mais ne sont pas trop envahissantes ou absconses pour le faire fuir. Evidemment, avant l’envol final, il faut encore effectuer quelques rotations autour du soleil, sur une orbite vachement elliptique, et entre périhélie et aphélie, la Terre oscille entre fournaise et froid extrême, ce qui n’est pas sans causer de gros problèmes géologiques. Cela nous vaut quelques belles pages empreintes d’une sombre poésie.

Et les humains dans tout cela ? On suit l’histoire de deux ou trois personnages, malheureusement insuffisamment approfondie. L’aventure cosmique a bien évidemment un énorme retentissement sur le mode de vie des humains, ce qui est habilement suggéré, mais trop rapidement esquissé : j’aurais aimé en savoir plus sur l’évolution sociologique et politique de l’humanité. Mais bon, c’est la rançon du court 😉 !

Finalement, mon regret, c’est donc surtout que c’était trop court 😉 . Et que l’auteur, abordant plusieurs thèmes, ne fait parfois que les effleurer. C’est notamment le cas, à la fin du récit, lorsque la rumeur se répand qu’il n’y avait finalement aucun problème avec le Soleil, et que tout était pure invention des gouvernants : j’aurais aimé que cette thématique (hélas très prégnante dans notre monde actuel) des fake news news et du complotisme soit un peu plus développée. Mais bon, comme j’ai été séduit pas Cixin Liu, j’ai mis à mon programme de lecture estivale la Trilogie du Problème à trois corps : là, je ne crois pas que je me plaindrai que c’est trop court 😉 ! (suite…)

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La véritable histoire du Père Noël (Alain Roué)

La véritable histoire du Père Noël

Alain Roué

Société des écrivains 2013
150 pages

(lu entre le 8 et le 12 décembre 2019)

Avis

Dans cet ouvrage, l’auteur s’est donné pour mission de nous révéler la véritable histoire du Père Noël. Ce n’est bien sûr qu’une oeuvre de fiction, où l’imagination s’en donne à coeur joie. Et de l’imagination, il en fallait, puisqu’en fait nous apprenons également dans la foulée l’origine des différentes traditions qui entourent la fête de Noël : le sapin, les guirlandes lumineuses, la bûche, les cadeaux… Et l’intrigue, agréable, tient la route (pour autant bien évidemment que l’on n’oublie pas qu’il ne s’agit que d’un conte) !

Malheureusement, il y a le style… C’est bien sûr un point de vue tout à fait personnel, mais j’ai trouvé l’écriture pompeuse, ampoulée, encombrée de nombreuses redites. L’ouvrage n’est pas long (150 pages), mais franchement, il aurait pu être réduit de moitié sans nuire ni à l’intrigue ni au plaisir de la lecture. Allez, juste un tout petit extrait, à la page 51 :

Quelques semaines, faites de jours se succédant les uns aux autres, étaient venues étendre sur les êtres et sur les choses leur ouateux matelas constitué de ce temps qui toujours s’écoule inexorablement.

Bref, une lecture agréable pour une soirée d’hiver au coin du feu, mais sans plus. (suite…)

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