Cette fois, c’est fini !

Edward Hopper – Automat

C’est déjà le vingt-troisième devoir du Goût des Autres, mais seulement ma troisième participation. Voici ce qui nous est proposé :

Hopper me rappelle chaque fois quelque chose de nouveau, me raconte une nouvelle histoire, un angle de vision que je ne soupçonnais pas.
Et vous ? Que vous dit cette toile ? Que fait la cette jeune fille ? Qu’attend-elle ?

Cette semaine, en raison de ma fin de grippe et d’un week-end chargé, je serai court 😉 .


Non, cette fois, c’est fini ! Elle prend un plaisir pervers à épeler cet adjectif. F. I. N. I.

La décision n’a certe pas été facile à prendre. Cela fait quatre mois qu’elle avait découvert ce petit bistrot, et depuis, chaque mercredi, de cinq à sept, elle venait prendre un café. Bien sûr, l’endroit est un peu vieillot, mais justement, cela lui donne un petit air romantique. Et puis, il est discret ! Bref, l’endroit idéal pour donner rendez-vous à son amant. Mais à la longue, la magie a disparu.

Elle attend… En vain, comme d’habitude.

Mais cette fois, elle le lui dira en face quand il se présentera : c’est fini ! Elle se concentre pour ne pas être trop agressive. Elle ne veut pas créer d’esclandre. Cela fait quatre mois qu’elle vient ici, qu’elle commande un café. Cela fait quatre mois qu’il oublie systématiquement de lui apporter du lait,alors qu’elle lui rappelle chaque fois qu’elle ne supporte pas le café noir. Et lui, comme un bênet, il lui apporte le lait quand son café est froid. Non, cette fois, elle dira au serveur que c’est fini.

Tant pis, la semaine prochaine, ils iront au bar à côté.

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Barrière/Porte (BR2020-03)

Le sujet proposé cette semaine pour notre Projet 52 Photos était « simple ». Je veux dire par là qu’il n’y a pas loin à aller pour photographier une barrière ou une porte ! Oui, mais voilà, de vilains petits microbes m’ont tenu éloigné de la blogosphère et m’ont confiné chez moi. J’ai donc une fois de plus eu recours à mes archives. Et je vous emmène en juillet 2007. Evidemment, douze ans plus tard, impossible de me souvenir où cette photo a été prise. Mais comme dans le même dossier il y a des photos de Chambord, Chenonceau, etc. je peux vous dire que nous étions en vacances dans la Loire.

Si vous voulez ouvrir d’autres portes, précipitez vous sur le site des Bottes Rouges.

Au fait, il n’était précisé nulle part que la porte devait être en bon état 😉 ?

24 juillet 2007 – Vallée de la Loire

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Le garçon de 74

C’est déjà le vingt-deuxième devoir du Goût des Autres, mais seulement ma deuxième participation. Voici ce qu’il nous propose :

Je sais bien pourquoi je suis là, au bord de cette route et ce qui m’y a amené mais vous ? Qu’est-ce qui a fait que vous y êtes ?
Dites-le, avec ou sans fleurs mais dites-le…

J’ai peur d’avoir été trop long. Si c’est le cas, n’hésitez pas à me le dire !


Maintenant que vous me posez la question, je commence à douter. Est-ce vraiment moi ce jeune homme de dix-huit ans, assis au bord de la route, un sac à dos à ses côtés ? Je scrute son visage, mais ne reconnaît que difficilement mes traits. Il est vrai que j’ai maintenant des valises sous les yeux et beaucoup moins de cheveux. Le seul point commun entre nous deux est le regard. Où on lit un immense appétit de vie.

Jusqu’à ce que je sois certain que c’est de moi qu’il s’agit, je l’appellerai donc le Garçon. Le garçon de 74. Puisque c’est cette année-là qu’il avait terminé ses humanités et que pour fêter cela il était descendu en auto-stop dans le sud de la France avec J-P, son ami de toujours. L’autorisation parentale n’avait pas été évidente à négocier, et quarante-cinq ans plus tard, j’en suis toujours à me demander comment il avait pu l’obtenir. En septembre, il allait entrer à l’Université et ses parents ont sans doute estimé qu’il était temps, après six ans de pensionnat, de lui laisser un peu de liberté et d’autonomie. Et puis, ils avaient confiance en J-P et comptaient sur lui pour chaperonner le garçon de 74.

Mais arrivés à Aix-en-Provence, J-P apprit que sa grand-mère venait de décéder. Cette nouvelle chamboula évidemment tous leurs plans. Un retour en train s’imposait pour J-P, et il n’y avait pas de raison pour que le garçon de 74 ne l’accompagne pas. La décision de poursuivre seul l’aventure et de rentrer en stop correspond si peu à mon caractère pusillanime que je préfère continuer à parler de lui à la troisième personne et l’appeler le garçon de 74.

Le jour où J-P l’a quitté pour rentrer vers Bruxelles, le garçon de 74 a eu beaucoup de chance. Il levait le pouce depuis seulement une demie-heure quand une Renault 8 s’est arrêtée pour le charger. Ce fut la seule fois du périple que le conducteur était une conductrice. Il s’agissait d’une jolie parisienne d’une vingtaine d’années qui passait le mois de juillet dans la maison de vacances de ses parents. A l’époque, la mixité n’existait pas dans nos écoles, ni a fortiori dans les internats. C’était donc la première fois de sa vie qu’il se trouvait en tête-à-tête avec une personne du sexe opposé, à peine plus âgée que lui, ce qui eut le don de le tétaniser. Quant à elle, elle avait fêté ses dix-huit ans dans l’effervescence de mai soixante-huit et elle ne souffrait manifestement pas des mêmes inhibitions que lui. Elle le mit donc rapidement à l’aise. Il lui expliqua leur descente vers le sud, leur envie d’assister au festival de théâtre de la cité des papes et le changement forcé de programme.

Comme il s’était mis à pleuvoir à seaux et que, décidément, elle était sympathique et accueillante, elle proposa de l’héberger, ce qu’il accepta avec gratitude. Après avoir partagé le repas du soir, il eut l’occasion de prendre une douche, un vrai plaisir après une semaine de nuits à la belle étoile ou en auberges de jeunesse spartiates. C’est lorsqu’il sortit de la douche que son aventure provençale bascula. Il était en train de s’essuyer quand elle entra dans la salle de bains, aussi nue que lui, plus même puisqu’elle n’avait pas de serviette. Mais elle était bien plus à l’aise que lui, semblant même s’amuser de son érection naissante. Face à son air gêné, elle ouvrit bien grand les bras, lui laissant admirer sa poitrine, et déclara, parodiant Jacques Brel qui à l’époque vivait encore : « Tu as voulu voir Avignon, tu as vu Florence ! » Vous ai-je dit qu’elle s’appelait Florence ? Puis elle ajouta avec une lueur malicieuse dans le regard : « J’ai oublié de te dire : je ne ferme jamais la porte de ma chambre. » Et avec un dernier clin d’oeil, elle quitta la salle de bains.

Et me voilà, le lendemain matin, assis au bord de la route, là où elle vient de me déposer, en plein bled, à contempler sa voiture qui s’éloigne de moi. Je n’ai pas fermé l’oeil de la nuit. Plus de dix fois je me suis levé pour la rejoindre. Plus de dix fois je me suis remis au lit, n’osant pas même sortir de ma chambre. Qu’aurais-je fait dans son lit, moi qui n’avait jamais ni caressé, ni embrassé ? Je savais que je n’aurais pas été à la hauteur, que je l’aurais déçue. Elle ne m’a rien dit ce matin. Dans son regard, il m’a juste semblé lire un peu de déception et beaucoup de commisération. Bientôt Florence sera trop loin pour que je distingue encore sa voiture. Elle quitte ma vie sans même y être vraiment entrée. Elle n’est plus que l’ombre d’un souvenir. Il n’y a que moi pour laisser passer de telles occasions ! Voilà pourquoi je sais que le garçon de 74 ne peut être que moi… Et puis, cela explique pourquoi je ne suis pas sur la photo, puisque c’est moi qui l’ai prise.

Je suis finalement rentré en train.

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Bâteau/barque (BR2020-02)

Cette semaine, pour notre Projet 52 Photos, Carole nous emmène en bateau. Mais on peut également se contenter d’une barque, ce que j’ai fait.

Je dois vous faire un aveu : je profite de ce projet pour mettre en ordre toutes les photos que j’ai accumulées au cours des ans sur mon disque dur. Et j’aime autant vous dire qu’il y a du travail ! Mais ce travail réserve pas mal de surprises agréables, même si ce n’est pas toujours évident de se souvenir précisément où les clichés ont été pris. Aujourd’hui, je remonte le temps jusqu’à l’été 2016. La photo a été prise en Vendée, mais je ne sais plus exactement où 🙁 … Pour découvrir l’armada des Bottes Rouges, c’est ici.

Vendée (France) – 30 juillet 2016

 

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PERRY Anne

Née le 28 octobre 1938 à Londres, Anne Perry vit aujourd’hui en Écosse. Dès l’âge de 4 ans, sa mère lui apprend à lire et à écrire. Bref, elle a toujours beaucoup aimé les livres 😉 .

Anne Perry est une petite fille issue de bonne famille. À 8 ans, après avoir contracté la tuberculose, elle est envoyée en convalescence chez sa tante en Afrique du Sud. À 13 ans, elle rejoint enfin ses parents en Nouvelle-Zélande, où son père (astronome, physicien nucléaire et mathématicien) travaille.

Le besoin d’écriture de la jeune fille naît lors de ses premières hospitalisations, marquées par des échappées dans l’imaginaire (elle cite fréquemment « Alice » de Lewis Caroll). Mais iIl s’écoulera pas mal de temps avant que son premier roman (L’étrangleur de Cater Street) soit publié, en 1979.

Anne Perry est sans conteste considérée comme la « reine » du polar victorien grâce au succès de deux séries: les enquêtes de Charlotte et Thomas Pitt (série qui a pour cadre le Londres des années 1880 et 1890) et celles de William Monk, dont l’intrigue se déroule dans le Londres des années 1850 et 1860.

Elle s’est intéressée à d’autres périodes historiques avec notamment « A l’ombre de la guillotine », qui a pour cadre le Paris de la Révolution française. Elle a aussi publié une série de cinq titres dans laquelle elle brosse le portrait d’une famille anglaise durant la Première Guerre mondiale. Avec « Du sang sur la soie », elle s’exile à Byzance au XIIIe siècle et signe une œuvre épique et magistrale.

Mais j’ai gardé le plus « croustillant pour la fin… Comme de nombreux écrivains, Anne Perry est en réalité un pseudonyme : son vrai nom est Juliet Hulme. Sauf qu’à l’origine il s’agit non d’une coquetterie, mais d’une décision de justice. Son nom lui a été attribué par un tribunal néo-zélandais en 1959. En effet, l’adolescence de Juliet Hulme en Nouvelle-Zélande est quelque peu mouvementée : elle est poursuivie et condamnée, à l’âge de 15 ans, pour le meurtre de la mère d’une « amie très proche », accompli avec celle-ci. La famille Hulme rentre au Royaume-Uni en 1959, cinq ans après le drame, ce qui laisse supposer que la jeune Juliet a bénéficié d’une mesure de clémence.

Pour en savoir plus

Bibliographie

(non exhaustive : uniquement les ouvrages chroniqués sur mon blog)

  • premier billet publié mardi
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La véritable histoire du Père Noël (Alain Roué)

La véritable histoire du Père Noël

Alain Roué

Société des écrivains 2013
150 pages

(lu entre le 8 et le 12 décembre 2019)

Avis

Dans cet ouvrage, l’auteur s’est donné pour mission de nous révéler la véritable histoire du Père Noël. Ce n’est bien sûr qu’une oeuvre de fiction, où l’imagination s’en donne à coeur joie. Et de l’imagination, il en fallait, puisqu’en fait nous apprenons également dans la foulée l’origine des différentes traditions qui entourent la fête de Noël : le sapin, les guirlandes lumineuses, la bûche, les cadeaux… Et l’intrigue, agréable, tient la route (pour autant bien évidemment que l’on n’oublie pas qu’il ne s’agit que d’un conte) !

Malheureusement, il y a le style… C’est bien sûr un point de vue tout à fait personnel, mais j’ai trouvé l’écriture pompeuse, ampoulée, encombrée de nombreuses redites. L’ouvrage n’est pas long (150 pages), mais franchement, il aurait pu être réduit de moitié sans nuire ni à l’intrigue ni au plaisir de la lecture. Allez, juste un tout petit extrait, à la page 51 :

Quelques semaines, faites de jours se succédant les uns aux autres, étaient venues étendre sur les êtres et sur les choses leur ouateux matelas constitué de ce temps qui toujours s’écoule inexorablement.

Bref, une lecture agréable pour une soirée d’hiver au coin du feu, mais sans plus. Continuer la lecture

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ROUE Alain

Né à Paris, Alain Roué demeure très attaché à ses origines à la fois bretonnes et flamandes. Il a choisi depuis de longues années de quitter la capitale française pour partager son temps entre la Picardie et la côte bretonne, sans pour autant renoncer à fouler le pavé de ces villes flamandes chargées d’art et d’histoire, d’où vient cette partie de lui-même.

Site de l’auteur : alain-roue.fr

Bibliographie

(non exhaustive : uniquement les ouvrages chroniqués sur mon blog)

  • 2013 : La véritable histoire du Père Noël (billet à paraître demain)
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Challenges Contes et Légendes 2020

Quand je vous disais que le dernier challenge auquel je m’inscrivais pour 2020 ne serait probablement pas le dernier… Voilà que je n’ai pu résister à la tentation, et que je me suis inscrit au challenge Contes et Légendes organisé par BIDIB. Vous allez sans doute me dire que ma décision n’est pas sage du tout et que je renie déjà ma résolution pour 2020 de ne pas me mettre la pression. En fait, vous avez raison, mais très très partiellement 😉 . En effet, d’une part il suffit d’un seul billet pour valider son challenge, et d’autre part, je m’apprêtais déjà à chroniquer une lecture qui convient parfaitement à ce challenge.

Le principe du challenge est simple, écoutons BIDIB :

« Les contes et les légendes on aime les écouter, les raconter, les lire, les regarder… Pour ce challenge tout est permis : albums, romans, bandes dessinées bien sûr, mais aussi spectacles, films, musiques, peintures… Tous les supports seront au rendez-vous. Un seul mot d’ordre : explorer le monde enchanté des contes et des légendes (traditionnels ou modernes). »

Par ailleurs, il nous est proposé de choisir notre palier :

  • au coin du feu : de 1 à 5 chroniques
  • arbre à palabre : de 6 à 10 chroniques
  • troubadour : de 11 à 20 chroniques
  • grand conteur : plus de 20 chroniques

Et puisque l’on peut upgrader son palier en cours de route (j’allais oublier de vous dire que le challenge court du 1er janvier au 31 décembre), j’ai choisi la prudence avec le palier au coin du feu.

Vous voyez bien que je ne me suis pas vraiment mis la pression 😉 !

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Challenge Voisins Voisines 2020

Allez, un petit dernier pour la route ? Je veux dire pour 2020. Et je ne suis même pas certain que ce soit le dernier 😉 ! Je parle bien évidemment de challenges de lecture. Alors je me suis inscrit au Challenge Voisins Voisines 2020 organisé par Aproposdelivres.

Le principe en est simple :

  • lire des romans (et que des romans)
  • publiés à partir de 1960
  • afin de découvrir la littérature de nos « voisin.e.s » : les guillemets sont importants (surtout pour le Belge que je suis 😉 ) car cela signifie d’un pays européen… à l’exception de la France. Donc, quand je lis Amélie Nothomb (par exemple), je lis une « voisine ».

En résumé, voici les pays participant au challenge :

Albanie, Allemagne, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Biélorussie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Kazakhstan, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Macédoine, Malte, Moldavie, Monaco, Monténégro, Norvège, Pays-Bas,Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Saint-Marin, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie, Ukraine et Vatican.

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C’est la rentrée…

Jackie Knott « Balade à Montmartre »

Ce matin, j’ai lu dans le journal le conte rendu d’un fait d’hiver surprenant. Pour fuir les frimas, un homme avait décidé de changer d’hémisphère cérébral. Mais il comprit bien vite qu’on ne peut être et avoir l’été. Quant à toi, aimable lecteur, tu l’auras compris, cet homme n’avait plus toutes ses cartes météorologiques. Bref, ce n’était pas une lumière. Voilà sans doute pourquoi, lorsqu’il voulait prendre dans un journal la température du monde, il s’asseyait toujours sous un éclairage public.

Il avait beau savoir que tous ces incendies au Brésil et en Australie n’étaient que des défèques news, cela lui donnait chaud. Alors, pour rafraîchir son neurone en surchauffe, il dépliait largement son journal et s’en éventait. Hélas, il faisait si chaud que les caractères se décollaient des articles (ce sont des articles de mauvaise qualité, me disais-je) et tombaient à mes pieds, roulant doucement vers le caniveau. Est-ce donc cela, une littérature de caniveau ? Une littérature qui, comme moi, manque de caractère ? Mais à force de secouer cette feuille de chou, il ne resta bientôt plus qu’un titre qui s’imposa à moi : c’est la rentrée ! Je vais devoir (No 21) recommencer à préparer mes cours.

Mais non (pirouette subluminale, c’est-à-dire sous la lumière du lampadaire) : je suis jeune retraité et je vais donc pouvoir continuer à profiter du soleil austral. Je suis maintenant devant une page aussi blanche que ce journal, il me reste à écrire ma nouvelle vie et les prochains devoirs proposés par le Goût des Autres. Car c’est comme les couleurs : cela ne se discute pas !

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