Xavier Deutsch

Biographie

Xavier Deutsch, second d’une famille de quatre enfants, naît à Louvain, le 9 février 1965. Enfance heureuse dans un milieu intellectuel et catholique. Son père enseigne la physique à l’U.C.L. (je l’ai eu comme professeur !) et sa mère les langues anciennes au Lycée Martin V de Louvain-la-Neuve. Nourri aux grands mythes de l’antiquité par sa mère, l’enfant découvre grâce à son père la réalité historique des pays de l’Est soumis au régime communiste. Celui-ci a quitté sa Hongrie natale à l’âge de dix-sept ans, caché dans un camion, pour échapper à la dictature communiste. L’épisode relaté dans Sur la terre est probablement à l’origine de l’obsession du camion qui poursuit l’écrivain.

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Les événements de l’enfance expliquent, sans doute, sa révolte devant l’oppression des peuples qui lui inspirera quelques belles pages concernant, notamment le sort des Juifs pendant la seconde guerre mondiale. De son passage dans le scoutisme, il garde un sens aigu de la loyauté et du dévouement. Il s’est beaucoup impliqué dans l’accueil des migrants. Fier et indépendant, il préfère pour le secondaire la vie de l’internat. C’est ainsi qu’il sera le seul de la famille à passer six ans au Collège de Godinne.

Mais c’est la création qui le tente. Après un premier roman resté dans les tiroirs, la chance lui sourit. Les Editions Gallimard publient en 1989 La Nuit dans les yeux dans la collection Page Blanche. En citant Rimbaud et Baudelaire en exergue, Xavier Deutsch place ses premiers écrits dans le sillage des poètes du voyage. L’oeuvre séduit. Un nouveau talent est né.

Celui-ci se confirme avec Les garçons publié en mai 1990, aux éditions l’École des loisirs. Le roman rend un vibrant hommage à Rimbaud dont on s’apprête à fêter le centième anniversaire. Francis Matthys l’accueille en ces termes dans La libre Belgique :

Xavier Deutsch célèbre l’adolescence étoilée dans un roman d’une désarmante beauté.

Les Foulards bleus, oeuvre mineure publiée en automne de la même année passe quasiment inaperçu. Le printemps 1992 voit la sortie d’un deuxième véritable roman : La petite rue claire et nette, toujours à l’École des loisirs.

Ce bref parcours installe Xavier Deutsch parmi les étoiles montantes de la littérature et fait de lui un auteur reconnu, surtout par des adolescents. Les garçons reçoit le prix du livre qui fait le plus rêver les adolescents et son héros, Arthur, celui du héros le plus attachant, lors de l’attribution du Prix des lycéens décerné à Lille, en mai 1993. Pourquoi ce succès auprès des adolescents? Xavier Deutsch parle leur langage, celui de tous les jours. Il y ajoute de l’émotion, de la poésie et livre un message d’amour et de lumière…

Mais il continue de créer fiévreusement. Février 1994 marque une nouvelle étape dans sa carrière : changement de genre, sinon de style, changement d’éditeur. Cette fois c’est en Belgique qu’il est publié, aux Éditions du Cri. Le roman cède la place à trois récits poétiques, Too much – Sur la terre – Comme au ciel, variations sur un thème qui forment une trilogie au sens antique du terme.

En 2002, La belle étoile est couronnée par le prix Rossel.

Source : Service du Livre Luxembourgeois

Site perso

http://www.xavierdeutsch.be/index.htm

Et sur Facebook : https://www.facebook.com/Xavier-Deutsch-officiel-1720639091598472/

Bibliographie

(non exhaustive : uniquement les ouvrages chroniqués/à chroniquer sur mon blog)

  • 2002 : La belle étoile (dans ma PAL)
  • 2004 : La dernière du paquet (dans ma PAL)
  • 2012 : Sans dire un mot (billet à paraître demain)

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