Changement disruptif

Ce changement disruptif, je le prépare depuis deux mois. C’est dans cette optique que j’ai mis mon blog en pause en novembre et décembre. Mais il est clair que cette envie de changement dépasse largement le simple cadre de mon implication dans la blogosphère !

En fait, en ce premier jour de l’an (j’ai commencé à rédiger ce billet hier 😉 ), mon changement disruptif n’est rien d’autre que l’expression de mes bonnes résolutions. Ou ne serait-ce pas plutôt l’inverse ? Mes bonnes résolutions sont la concrétisation du changement disruptif auquel j’aspire. Alors, en vrac et dans le désordre :

  1. ne plus rien accumuler
  2. ne plus rien remettre au lendemain
  3. ne plus m’éparpiller
  4. ne plus parler en termes négatifs.

Commençons donc par mettre en pratique le point 4 ! Selon un article du Monde, un trait caractéristique de la disruption, c’est de désormais remplacer presque systématiquement les mots rupture (même racine latine : rumpere), fracture ou encore perturbation. Car le point commun de ces termes, c’est qu’ils portent en eux une charge négative (rupture renvoie à la fin de la relation amoureuse, fracture à une douleur physique, perturbation à un dysfonctionnement), alors que le processus que désigne le terme disruption se veut essentiellement positif !

Reformulons donc mes bonnes résolutions !

Parler en termes positifs

Bon d’accord, cela fait un peu méthode Coué, mais n’a-t-on pas tendance à être plus heureux en s’émerveillant de l’arc-en-ciel, plutôt qu’en pleurant sur la pluie qui l’a créé ?

Combler autrement mes manques

C’est peut-être un des traits qui me caractérisent le plus, cette impression d’être constamment en manque. Manque de temps, mais qui n’en manque pas ? Manque d’affection et de reconnaissance : je suis plus qu’heureux en couple depuis plus de quarante ans, mais j’ai toujours eu des difficultés relationnelles avec mes parents. Manque d’argent : pas vraiment en manque, mais j’ai tendance à l’avarisme, atavisme familial, s’il n’y a pas manque, il y a en permanence la peur de manquer.

C’est sans doute pour lutter contre cette peur du manque que j’ai tendance à tout accumuler : revues, livres, enregistrements de disques et de films, j’ai de quoi m’occuper pour au moins deux vies. Le pis, c’est que quand j’achète un roman, je le lis rarement, je le range au grenier pour le cas où, et j’emprunte mes lectures à la bibliothèque.

Fini ! Dorénavant, je vivrai de mes réserves ! D’autant que je ne me suis pas résigné à faire un grand nettoyage par le vide, même si je l’ai envisagé.

Faire aujourd’hui ce qui peut être fait aujourd’hui

Ce sera certainement la résolution qui me demandera le plus d’efforts : lutter contre ma procrastination chronique. Pour cela, je dois absolument alléger ma to do list : il me faut rester réaliste et être conscient de mes limites…

Me concentrer sur ce qui compte vraiment pour moi

J’ai tellement de passions que ce n’est pas facile de déterminer ce qui compte le plus pour moi. Toutefois, en prenant de l’âge, il me semble que se détache tout ce qui touche à l’art (et la philosophie), surtout la photographie et la littérature. J’ai donc décidé d’ « abandonner » tout ce qui est informatique, physique ou mathématique. Mais là encore je n’ai pu me décider à jeter toutes mes revues et livres d’informatique.

Et puis, quand même, vivre !

Dieu que j’ai hâte de pouvoir recommencer à voir amis et famille, à pouvoir les embrasser à nouveau…

Concrètement, quelques points d’effort pour 2021

(Au fait, est-ce que cela doit être un effort ou un plaisir ?)

  • Marcher une moyenne de 100 km par mois (hier : 11 km)
  • Publier quotidiennement un billet sur mon blog / Tenir régulièrement mon journal (fait)
  • Ecrire 300 mots minimum par jour (hier 366)
  • Lire en moyenne 35 pages par jour (hier 38)
  • Préparer au moins un repas par semaine (oui, je sais, je suis macho, je ne suis pas assez souvent en cuisine)
  • Visiter (au moins) deux expos / musées par mois.
  • Perdre 6 kilos

Un changement finalement pas si radical

En ce qui concerne ce blog, pour marquer mon désir de changement, j’ai changé de thème, mais pas de plate-forme : je suis resté fidèle à WordPress, alors que j’aurais pu passer à Joomla!

Par ailleurs, j’ai réutilisé pour mes voeux de 2021 une photo de 2017, que j’avais déjà utilisée pour mes voeux de 2018 🙁 .

Bref, je ne change pas de cap, seulement d’itinéraire ou de moyen de transport.

Cet article a 7 commentaires

  1. Adrienne

    ça me semble beaucoup d’un seul coup 🙂
    mais bien sûr je te souhaite de réussir!
    et surtout de ne pas t’en vouloir si parfois ça ne marche pas 😉
    (oui oui je sais de quoi je parle ;-))

    1. Passion Culture

      Attention, tu parles en termes négatifs 😉 … Plutôt que m’en vouloir de ce qui ne marche pas, je me réjouirai de ce qui marche 🙂 !

  2. les Caphys

    vivent les résolutions jamais complètement tenues et c’est normal !

  3. Alexandra

    Voilà un post très intéressant qui me donne matière à réflexion. Je ne prends jamais de bonnes résolutions et je trouve le terme « points d’effort » très intéressant ! Je fais des to do listes régulièrement et j’adore quand je réussis à tenir mes délais ! A bientôt !

    1. Passion Culture

      Et tu réussis souvent à tenir tes délais ? Moi, c’est rare 🙁 . Ce sera mon point d’effort primordial pour 2021 😉 !

  4. Pivoine

    Bonjour Passion culture,

    C’est bien les résolutions o:) vu les premiers résultats, ça semble déjà porter ses fruits… Allez, je vais essayer de sortir plus de ma coquille… Et de bouger chez moi, à défaut d’aller dehors …………. Enfin, je finirai bien par aller dehors o;))

    1. Passion Culture

      Oui, c’est ça la solution : sortir de sa coquille ! Et Dieu sait que ce n’est pas toujours facile. Bon courage !

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