L comme Louvre

On a l’habitude de dire que tout a une fin, même les meilleures choses. Comme les vacances, par exemple… Encore que… commençant ma deuxième année de jeune retraité, mes amis se font un plaisir de me rappeler que je n’ai pas à me plaindre, que pour moi, ce sont les vacances perpétuelles. Quoi qu’il en soit, c’est la rentrée ! Et notamment celle des devoirs du Goût des Autres. (Bon, d’accord, ce défi d’écriture a déjà repris la semaine passée, mais en mauvais élève, j’ai commencé par brosser 🙁 )

Traverser le pont du Carrousel un matin de printemps et découvrir l’entrée du Louvre sans une voiture.
Qu’en pensez-vous ?
Aimeriez-vous voir ça ?
Je l’ai vu et fait mais il n’est pas sûr que le rêver soit moins beau
Si vous ne l’avez pas fait, imaginez-le et dites le lundi, racontez votre rêve.

Dès que les consignes furent postées, Adrienne avouait qu’elle ne voyait pas du tout ce qu’elle pourrait écrire. Moi non plus… Rêver ? Je ne suis pas d’humeur à rêver pour l’instant, aussi vais-je vous raconter aujourd’hui une tranche de vie. Et tant pis pour les consignes, cela ne s’est pas passé un matin de printemps, mais un matin d’été, le dernier de juillet pour être tout à fait précis. Ce matin-là, nous avions fait honneur au petit déjeuner proposé dans notre chambre d’hôtes. Je l’avoue, j’avais bu deux ou trois jus d’orange, et j’avais redemandé du café… Je vous fais un dessin ou je continue ? Je n’ai pas de problème de prostate, mais j’ai toujours eu une petite vessie… Je vois que vous avez compris où je voulais en venir…

En fait, je ne voulais aller nulle part en particulier, nous nous contentions de flâner à la découverte de la ville. Mais bon, quand un besoin urgent vous prend, il faut agir. Et vite. Sous peine d’un accident. Hélas, même si c’était les vacances, tous les cafés étaient fermés… Au fil du temps qui passait, le problème se faisait de plus en plus crucial ! Il fallait absolument que j’aille à la cour ! Et brusquement, un espoir de délivrance, là, un panneau indicateur qui m’indique que le Louvre est à deux pas. Sauvé ! Ouf : voici enfin l’entrée, nulle voiture à l’horizon, même pas un piéton.

Hélas, trois fois hélas, au moment où j’allais me soulager, mon regard remonte vers le mur d’en face, et là, indubitablement, c’est la cata…

Je n’ai pas l’âme d’un rebelle… Par exemple, quand on me dit que je dois porter le masque, même en extérieur, alors que je ne croise personne, et qu’il n’y a donc aucun danger, je porte docilement le masque.

Comment cette tranche de vie s’est terminée ? Seuls les pavés de l’Hôtel du Louvre pourront vous le révéler ! Car vous l’aurez bien compris, point de pont du Carrousel et cette histoire ne s’est pas déroulée en ce lieu emblématique qui fait la fierté des Parisiens (et sans doute d’une grande partie des Français). L’hôtel du Louvre dont il est question ci-dessus se situe à Villedieu-les-Poëles, où nous avons fait étape en nous rendant en Bretagne cet été. Cet hôtel restaurant, bâti en 1888, a fermé ses portes en 1995. Ses 35 chambres ont été reconverties en appartements.

Villedieu-les-Poëles (France) – 31 juillet 2020

Ce contenu a été publié dans Devoirs du Goût des Autres, Voyager. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

9 réponses à L comme Louvre

  1. heure-bleue dit :

    Je n’ai pas suivi la trame de l’histoire non plus mais je n’ai pas eu besoin de me soulager.

  2. Il faut admettre que dans la cour du Louvre, c’est encore moins facile…

  3. alainx dit :

    Il semblerait donc finalement que tu aies fini par trouver une solution …au poil

  4. Adrienne dit :

    et moi qui croyais que « se soulager » était tellement plus simple quand on est un homme 😉
    il n’y avait pas de petit café sympa (avec toilettes) dans le coin?

  5. Passion Culture dit :

    Merci à toutes et tous pour vos commentaires. Sachez, pour vous rassurer, que je suis adepte de l’autofiction 😉 ! En l’occurence, après avoir quitté « le Louvre », nous avons découvert (à notre grand soulagement à tous deux) des toilettes publiques. A ce propos, je me suis fait la réflexion que ce genre d’édicule est bien plus fréquent en France qu’en Belgique 🙁 .

  6. Alexandra dit :

    J’adore ton humour et cette petite histoire m’a bien fait rire ! Vive l’autofiction ! Moi j’évite le café avant de partir… Bonne journée

    • Passion Culture dit :

      Merci ! A chaque fois, je me dis aussi de ne pas abuser du café, mais c’est plus fort que moi, j’ai besoin de ma dose de caféine 😉 .

  7. Gwen dit :

    J’ai au moins appris d’un Belge (autre que mon gendre préféré qui est presque Liégeois) une expression que je n’ai jamais lue ailleurs, ni entendue : aller à la cour !
    C’est parfaitement clair pour quelqu’un qui a vécu jusqu’à son adolescence dans des lieux où il fallait sortir de la maison quelles que fussent les circonstances !
    Tu es trop jeune pour avoir connu l’allégresse du 8 mai 1945, mais j’y étais et je peux te dire que ce fut un sommet dans ma vie d’adolescente de 12/13 ans.

    • Passion Culture dit :

      Tu as raison, je n’ai pas connu l’allégresse de la libération, mais je n’ai découvert les joies de la salle de bains qu’à mes douze ans !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *