H comme Houben

Vendredi 24 juillet 2020 : nous faisons la file derrière le Théâtre de Namur, devant la cour de l’école Notre Dame. Tout le monde, bien sûr, est masqué. Pas pour ne pas être reconnus, mais vous savez, même si c’était le début du déconfinement la Covid rôdait toujours 🙁 . Non, si nous faisions la file, c’était pour retrourner au théâtre ! Places offertes par nos enfants. Aucune idée du spectacle auquel nous allions assister, sinon qu’il se déroulait à l’extérieur, que les spectateurs étaient assis dans des transats, bien éloignés les uns des autres, et qu’ils pouvaient apporter leur apéro (pas de chance, nous avions oublié le nôtre 🙁 ). A l’entrée, on nous distribue à chacun un casque. En même temps que celui-ci, je reçois une petite carte, que je glisse dans ma poche, sans même y faire attention : je pensais qu’il s’agissait d’une pub pour l’entreprise de sonorisation. Grave erreur de ma part : c’était le ressort même du spectacle, je m’en suis vite rendu compte :

Et oui, c’était un souvenir mortuaire, et la soirée à laquelle nous allions assister n’était rien d’autre que l’hommage de quatre frères à Thierry, le cinquième membre de la fratrie.

Photo : Grégory Navarra

Non, non, vous ne rêvez pas, il y a bien cinq personnes sur cette photo officielle, puisque à côté des frère Nicolas (Buysse, le narrateur), Greg (Houben, le trompettiste, le fils de Steve), Fabian (Fiorini, le pianiste) et Max (Merx, alias Stereoclip, le compositeur-DJ), on retrouve l’ingénieur du son Sébastien Courtoy.

Et c’est parti pour une heure de spectacle déjanté et musical en mémoire de Thierry, trader le jour et fêtard la nuit. Ils ne sont bien sûr pas tous d’accord quant à la personnalité réelle de leur frère, mais ils sont unanimes à vouloir lui rendre hommage. Au fait, ils ne sont même pas certains qu’il soit mort ! Il a tout simplement disparu et n’a plus donné signe de vie depuis le 17 mars. Tiens, c’est bizarre, c’est la veille du début du confinement… Vous avez dit bizarre ? Comme c’est bizarre.

Au final, spectacle musicalement très jazzy (il faut le savoir, au cas où le jazz vous donnerait de l’urticaire). Quant au traitement de l’intrigue, elle m’a semblé un peu « bâclée », manquant de finition. Ce n’est pas une critique : on sent que le spectacle a été construit (c’est une création collective) dans l’urgence du confinement/déconfinement.

Qu’importe : on a ri, on a dansé, on a chanté (oui, oui, les spectateurs sont mis à contribution 😉 !) Et on applaudi ensemble un spectacle, ce qui ne nous était plus arrivé depuis plus de quatre mois.

Namur (Belgique) – 24 juillet 2020

La bonne nouvelle, c’est que si vous l’avez loupé à Namur, vous pouvez (re)voir ce spectacle à Bruxelles, (Place Sainte-Croix, à Ixelles – une autre source parle de la place Flagey : z’avez qu’à chercher, cela vaut la peine) jusqu’au 28 août. Si vous voulez retourner au théâtre ou à un concert, c’est une occasion en or !

Pour approfondir :

 

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2 réponses à H comme Houben

  1. Pivoine dit :

    Eh bien oui. Il y a la place Flagey… et la place sainte croix, avec l’église du même nom… mais je ne sais pas si j’irai le voir, ce spectacle. J’ai des goûts terriblement classiques en matière de théâtre.

    En musique, c’est différent…

    Mais ce devait être agréable.

    • Passion Culture dit :

      Je suis aussi assez classique en ce qui concerne le théâtre et je n’apprécie pas outre mesure le jazz, mais qu’est-ce que ça faisait du bien de se retrouver au milieu d’un public 🙂 !

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