Procrastination

Bon, d’accord, hier je vous disais qu’aujourd’hui je vous parlerais de ma dernière lecture – La cerise sur le gâteau – mais voilà, une autre urgence m’appelle, je vous en parlerai donc demain.

Et quelle urgence, s’il vous plait ? Y en a-t-il d’autre que le coronavirus ? Et bien oui ! En effet, même si cette maladie est beaucoup, beaucoup moins mortelle que le coronavirus, celle dont je veux vous parler aujourd’hui toucherait quand même 85% des Françai.se.s ! Et alors ? Et bien le 25 mars (c’est-à-dire aujourd’hui), c’est la journée mondiale de la procrastination !

Ici, une petite précision s’impose. Quand on parle de la journée mondiale de l’une ou l’autre maladie (cancer, mucoviscidose, épilepsie, etc., etc., chacune a sa journée) l’objectif est de sensibiliser le grand public à cette maladie dans l’espoir de mieux lutter contre elle. Or, en ce qui concerne la journée mondiale de la procrastination, l’objectif est plutôt une sorte de réhabilitation, en d’autre termes une tentative de déculpabilisation des personnes atteintes.

Rappelons tout d’abord aux personnes qui viennent de débarquer que la procrastination est la tendance à remettre systématiquement au lendemain les actions que l’on a à accomplir aujourd’hui. En d’autres termes, la personne qui pratique la procrastination peut être qualifiée de retardataire chronique 😉 . La procrastination peut parfois devenir un problème ! Des études ont montré qu’elle augmente le stress et l’anxiété, réduisant ainsi la productivité. Bref, elle peut avoir un impact négatif sur les performances professionnelles. Et pas que… Dans ce contexte, la journée mondiale de la procrastination est donc souvent présentée comme l’occasion d’encourager les gens à prendre en charge leur problème de procrastination et à trouver des moyens de lutter contre la pulsion incessante de reporter d’importantes tâches à demain.

Or c’est plutôt l’occasion de de réfléchir à la société moderne et au rythme de vie qu’il nous impose…

La journée mondiale de la procrastination a en effet été imaginée en 2010 par un éditeur français, David d’Equainville, auteur du « Manifeste du 25 mars contre la tyrannie de l’hyper-urgence ». L’objectif avoué est de dédramatiser notre tendance à reporter certaines tâches au lendemain et de souligner les bienfaits de la procrastination. Pour l’auteur, qui prône la procrastination positive, celle-ci n’est pas un mal, mais plutôt une solution pour gérer le stress engendré par une société de plus en plus chronophage et rapide. La journée de la procrastination a donc été créée pour encourager à faire une pause pour recharger ses batteries. Durant la journée mondiale de la procrastination, toutes les personnes dont les journées sont souvent très chargées peuvent par exemple prendre une pause, relâcher la pression et se divertir.

Bref, à partir de demain, je célébrerai quotidiennement la procrastination 😉 .

Et en ces tristes coronatemps, je vous propose de terminer en chanson :

Ce contenu a été publié dans Réfléchir. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

2 réponses à Procrastination

  1. mariejo64 dit :

    je viens de jeter un coup d’oeil au menu « AMIS » en haut de mon blog.
    Tiens ? Un Michel ! Mais qui est-ce donc ? La mémoire me fait défaut, il faut que je remédie à ça.
    Je lis le dernier billet « PROCRASTINATION ».
    Mince ! J’aurais dû le lire plus tôt !
    N’est-ce pas hier après-midi que j’ai pris la décision de partir en randonnée ? Oui, oui, malgré le confinement imposé.
    La terrasse est orientée plein Sud, et mesure 10m environ . Je l’ai arpentée d’un bon pas, jusqu’à ce que le compteur de l’application SANTÉ affiche une distance respectable.
    2,600 km quand même ! Et il a fallu que je choisisse le jour mondial de la procrastination pour accomplir cet exploit. On ne nous dit pas tout !..
    La suite de la lecture me rassérène ! Oui, finalement, je n’ai fait qu’exercer mon droit à une procrastination positive ! Ouf !
    Marcher au soleil, musique dans les oreilles et peut-être 100 calories de perdues ! (On peut rêver !) Tutto va bene

    • Passion Culture dit :

      Pauvres de vous ! En Belgique, jusqu’à présent (mais pour combien de temps ?), pour autant que nous ne soyons pas plus que deux, nous pouvons nous éloigner de chez nous. Pas plus de 1 km, nous recommande-t-on, mais ce n’est encore qu’une recommendation. Chaque jour, nous profitons donc du soleil en parcourant une boucle de cinq ou six kilomètres. La terrasse ne nous sert que pour le café 😉 ! Merci pour ton passage et à bientôt : tutto va bene 🙂 !

Répondre à Passion Culture Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *