Entrée / Sortie (BR2020-06)

Malgré la tempête qui sévit actuellement en Belgique, je suis fidèle au poste pour cette sixième participation au Projet 52 Photos. Le sujet proposé par Carole cette semaine est entrée ou sortie. Finalement tout n’est qu’une question de point de vue, l’entrée de l’un pouvant être la sortie d’un autre. Quoi qu’il en soit, j’aurais voulu savoir où cette entrée menait…

Psst : vous avez remarqué, je n’ai pas fouillé dans mes archives : cette photo date d’hier 😉 !


Mont Sainte-Marie à Mozet (Belgique) – 8 février 2020

Cette tour de guet romane date des XI-XIIe siècles. Cette belle tour rectangulaire est composée de quatre niveaux, mais a perdu sa flèche en 1876, suite à un ouragan. A l’origine, elle servait de tour de défense. De gros travaux pour la consolider ont été effectués à la fin du XXe siècle. Malheuresement, il s’agit d’une propriété privée, dont le propriétaire, afin de préserver la beauté du lieu, en a limité l’accès… Bref, c’est la photo d’une entrée interdite que je vous propose… 🙁

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Date palindromique

Ivan OLINSKY – Red-Headed Woman

Cette femme devant sa psyché, se prépare-t-elle à partir ou revient-elle ?
Et s’il y avait quelqu’un derrière elle ?
Dites en quelque chose lundi.
Que vous soyez à la place de l’une, de l’autre, des deux.
À vous de jouer.

Voici ce que nous proposait Le Goût des Autres pour notre vingt-cinquième devoir. Pour ma part, puisque j’ai fait mon devoir hier, date palindromique, j’en ai profité pour ajouter une contrainte supplémentaire : pendant le mois de février, tous mes atliers d’écriture devraient participer à une seule et même intrigue. D’où la nécessité de d’abord planter un peu le décor.


Est-ce parce qu’elle était née le premier janvier 2000 qu’Emilie était fétichiste des dates ? Très jeune, elle s’était persuadée que sa date de naissance était un signe du destin. Le problème, c’est que jusqu’à présent elle ne savait toujours pas le signe de quoi… En fait, depuis vingt ans, elle se cherchait sans se trouver. Son père, informaticien, l’avait affectueusement surnommée son bug de l’an 2000. Lorsqu’elle était en rogne, ce qui lui arrivait de plus en plus souvent, elle n’appréciait que très modérément…

Le onze décembre 2013, elle se décida à commencer à tenir son journal. Ce n’étaient pas les raisons qui manquaient. L’ambiance était de plus en plus tendue entre ses parents et elle se rendait compte qu’il ne faudrait plus attendre longtemps avant qu’ils ne décident de divorcer. Paradoxalement, alors que l’amour entre son père et sa mère se délitait, elle constatait que ses compagnons de classe la laissaient de moins en moins indifférente. Tout ceci la poussa donc à s’acheter un gros cahier ligné, sur la première page duquel elle écrivit soigneusement la date : 11.12.13. Cela faisait donc maintenant un peu plus de six ans qu’elle était diariste et, même si elle n’était pas souvent fière d’elle-même, elle se féliciatait de sa régularité.

A la date du premier janvier 2018, elle avait écrit :  » Aujourd’hui je suis majeure. Il est temps de savoir ce que je ferai de ma vie. Je serai médecin. » Elle n’avait jamais changé d’avis, même si son parcours avait été plus ardu que prévu.

Aujourd’hui, elle se regarde dans le miroir et trouve qu’elle a une sale tête. Elle se souvient qu’on est le trois février. Et donc que hier devait être le Grand Jour. Mais elle ne se souvient plus du déroulement de la journée d’hier… Pourtant, cela faisait plusieurs semaines qu’elle s’était mentalement préparée à ce premier week-end de février. Ils étaient nombreux à avoir décidé de fêter ensemble la fin de leur première session d’examens, avant de se remettre à travailler d’arrache-pied pour terminer l’année académique en beauté.

Elle savait au plus profond d’elle-même que le dimanche serait une journée qui marquerait à jamais sa vie. Il ne pouvait en être autrement avec une date palindromique : 02.02.2020. Depuis des jours, avant de se mettre au lit, elle lisait cette date de gauche à droite, puis de droite à gauche. Serait-ce ce jour-là qu’elle trouverait le grand amour ? Ou qu’elle perdrait ses illusions à défaut de sa virginité ?

Aujourd’hui, elle se regarde dans le miroir et se reconnaît à peine, tant ses traits sont tirés, son sourire amer. Elle ne se souvient plus de ce qui s’est passé hier. Elle ne sait même plus comment elle est rentrée dans sa chambre d’étudiante. Il ne lui reste plus aucun souvenir, il ne lui reste qu’une sourde migraine. Elle se masse l’arrière de la tête, mais rien à faire. Elle va devoir prendre une aspirine. Ou deux.

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Chaise / Banc (BR2020-05)

Déjà le cinquième thème proposé pour notre Projet 52 Photos. Vous ne trouvez pas qu’il est temps de se reposer un peu ? Carole nous propose donc de nous trouver un banc ou une chaise 😉 ! Si ma chaise ne vous suffit pas, allez donc vous asseoir chez les Bottes Rouges.

P.S. : vous avez remarqué ? Je n’ai pas fouillé dans mes archives 😉 !

Saint-Servais (Belgique) – 25 janvier 2020

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Six mois plus tard

Gustave Caillebotte – Jeune homme à la fenêtre (1876)

Que nous propose donc Le Goût des Autres pour notre devoir hebdomadaire ? Un tableau de Gustave Caillebotte, peintre français du XIXe siècle. Avec quelques éléments de réflexion :

Mais que regarde, qu’attend –ou non- cet homme à la fenêtre.
Je sais qu’il regarde par la fenêtre d’un appartement que je reconnais près de la gare Saint Lazare.
Attend-il ou regarde-t-il simplement cette femme qui s’éloigne du côté à l’ombre de cette rue ensoleillée ?
Si vous avez une idée de ce qui occupe ses pensées, dites le lundi.


Elle est entrée dans ma vie il y a six mois à peine. Le jour où j’ai fait sa connaissance, je n’imaginais pas quelle place importante elle allait occuper dans ma vie. Très vite, j’ai commencé à lui faire confiance. Une confiance aveugle. Avec le recul, je me dis que j’ai peut-être péché par excès de confiance, mais comment faire autrement ? N’est-il pas dans la nature humaine de croire en qui lui promet des lendemains qui chantent ? Nous avons commencé à nous voir de plus en plus souvent, jusqu’à plusieurs fois par semaine. J’ai progressivement retrouvé le goût du bonheur.

Il y a trois mois, elle a cessé de venir me voir. C’est alors moi qui allais lui rendre visite. Mais elle était très occupée, n’avait que peu de disponibilités, à peine le temps de me recevoir une fois toutes les deux semaines. Elle disait que c’était suffisant.

C’était il y a un mois que je l’avais vue pour la dernière fois. Notre entrevue a été plus courte que jamais. Avec un grand sourire, elle m’a souhaité bonne chance et m’a raccompagné jusqu’à la porte. C’est alors que j’ai commencé à avoir des doutes.

Quelle ne fut pourtant pas ma surprise de la voir débarquer chez moi cet après-midi. Sa bonne humeur de notre dernière rencontre avait totalement disparu, elle avait les yeux tristes et la bouche maussade. Et la voilà déjà partie. Je vais vers la fenêtre pour la regarder s’éloigner. Elle a quitté le côté ensoleillé de la rue et est passée du côté sombre de la vie. Certes, elle a voulu se montrer rassurante, mais cette fois je ne l’ai plus crue. Il est trop tard, me suis-dit. Trop tard pour recommencer à lutter contre plus fort que moi. Pourtant, elle m’a dit que nous allions à nouveau nous voir très souvent.

Cet après-midi, ma doctoresse est passée m’apporter les résultats de mes dernières analyses sanguines. Ils ne sont pas bons. J’ai à nouveau des métastases.

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Sur le chemin (BR2020-04)

C’est promis, j’essaierai très prochainement de prendre l’une ou l’autre photo explicitement pour le projet 52 Photos. Mais cette semaine encore, je triche et fouille dans mes archives. Je suis cette fois remonté bien moins loin, puisque cette ballade familiale date du mois de juin de l’année dernière. Que du bonheur 🙂 !

N’hésitez pas à emprunter le chemin qui mène vers le site des Bottes Rouges !

Limerlé (Belgique) – 15 juin 2019

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Cette fois, c’est fini !

Edward Hopper – Automat

C’est déjà le vingt-troisième devoir du Goût des Autres, mais seulement ma troisième participation. Voici ce qui nous est proposé :

Hopper me rappelle chaque fois quelque chose de nouveau, me raconte une nouvelle histoire, un angle de vision que je ne soupçonnais pas.
Et vous ? Que vous dit cette toile ? Que fait la cette jeune fille ? Qu’attend-elle ?

Cette semaine, en raison de ma fin de grippe et d’un week-end chargé, je serai court 😉 .


Non, cette fois, c’est fini ! Elle prend un plaisir pervers à épeler cet adjectif. F. I. N. I.

La décision n’a certe pas été facile à prendre. Cela fait quatre mois qu’elle avait découvert ce petit bistrot, et depuis, chaque mercredi, de cinq à sept, elle venait prendre un café. Bien sûr, l’endroit est un peu vieillot, mais justement, cela lui donne un petit air romantique. Et puis, il est discret ! Bref, l’endroit idéal pour donner rendez-vous à son amant. Mais à la longue, la magie a disparu.

Elle attend… En vain, comme d’habitude.

Mais cette fois, elle le lui dira en face quand il se présentera : c’est fini ! Elle se concentre pour ne pas être trop agressive. Elle ne veut pas créer d’esclandre. Cela fait quatre mois qu’elle vient ici, qu’elle commande un café. Cela fait quatre mois qu’il oublie systématiquement de lui apporter du lait,alors qu’elle lui rappelle chaque fois qu’elle ne supporte pas le café noir. Et lui, comme un bênet, il lui apporte le lait quand son café est froid. Non, cette fois, elle dira au serveur que c’est fini.

Tant pis, la semaine prochaine, ils iront au bar à côté.

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Barrière/Porte (BR2020-03)

Le sujet proposé cette semaine pour notre Projet 52 Photos était « simple ». Je veux dire par là qu’il n’y a pas loin à aller pour photographier une barrière ou une porte ! Oui, mais voilà, de vilains petits microbes m’ont tenu éloigné de la blogosphère et m’ont confiné chez moi. J’ai donc une fois de plus eu recours à mes archives. Et je vous emmène en juillet 2007. Evidemment, douze ans plus tard, impossible de me souvenir où cette photo a été prise. Mais comme dans le même dossier il y a des photos de Chambord, Chenonceau, etc. je peux vous dire que nous étions en vacances dans la Loire.

Si vous voulez ouvrir d’autres portes, précipitez vous sur le site des Bottes Rouges.

Au fait, il n’était précisé nulle part que la porte devait être en bon état 😉 ?

24 juillet 2007 – Vallée de la Loire

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Le garçon de 74

C’est déjà le vingt-deuxième devoir du Goût des Autres, mais seulement ma deuxième participation. Voici ce qu’il nous propose :

Je sais bien pourquoi je suis là, au bord de cette route et ce qui m’y a amené mais vous ? Qu’est-ce qui a fait que vous y êtes ?
Dites-le, avec ou sans fleurs mais dites-le…

J’ai peur d’avoir été trop long. Si c’est le cas, n’hésitez pas à me le dire !


Maintenant que vous me posez la question, je commence à douter. Est-ce vraiment moi ce jeune homme de dix-huit ans, assis au bord de la route, un sac à dos à ses côtés ? Je scrute son visage, mais ne reconnaît que difficilement mes traits. Il est vrai que j’ai maintenant des valises sous les yeux et beaucoup moins de cheveux. Le seul point commun entre nous deux est le regard. Où on lit un immense appétit de vie.

Jusqu’à ce que je sois certain que c’est de moi qu’il s’agit, je l’appellerai donc le Garçon. Le garçon de 74. Puisque c’est cette année-là qu’il avait terminé ses humanités et que pour fêter cela il était descendu en auto-stop dans le sud de la France avec J-P, son ami de toujours. L’autorisation parentale n’avait pas été évidente à négocier, et quarante-cinq ans plus tard, j’en suis toujours à me demander comment il avait pu l’obtenir. En septembre, il allait entrer à l’Université et ses parents ont sans doute estimé qu’il était temps, après six ans de pensionnat, de lui laisser un peu de liberté et d’autonomie. Et puis, ils avaient confiance en J-P et comptaient sur lui pour chaperonner le garçon de 74.

Mais arrivés à Aix-en-Provence, J-P apprit que sa grand-mère venait de décéder. Cette nouvelle chamboula évidemment tous leurs plans. Un retour en train s’imposait pour J-P, et il n’y avait pas de raison pour que le garçon de 74 ne l’accompagne pas. La décision de poursuivre seul l’aventure et de rentrer en stop correspond si peu à mon caractère pusillanime que je préfère continuer à parler de lui à la troisième personne et l’appeler le garçon de 74.

Le jour où J-P l’a quitté pour rentrer vers Bruxelles, le garçon de 74 a eu beaucoup de chance. Il levait le pouce depuis seulement une demie-heure quand une Renault 8 s’est arrêtée pour le charger. Ce fut la seule fois du périple que le conducteur était une conductrice. Il s’agissait d’une jolie parisienne d’une vingtaine d’années qui passait le mois de juillet dans la maison de vacances de ses parents. A l’époque, la mixité n’existait pas dans nos écoles, ni a fortiori dans les internats. C’était donc la première fois de sa vie qu’il se trouvait en tête-à-tête avec une personne du sexe opposé, à peine plus âgée que lui, ce qui eut le don de le tétaniser. Quant à elle, elle avait fêté ses dix-huit ans dans l’effervescence de mai soixante-huit et elle ne souffrait manifestement pas des mêmes inhibitions que lui. Elle le mit donc rapidement à l’aise. Il lui expliqua leur descente vers le sud, leur envie d’assister au festival de théâtre de la cité des papes et le changement forcé de programme.

Comme il s’était mis à pleuvoir à seaux et que, décidément, elle était sympathique et accueillante, elle proposa de l’héberger, ce qu’il accepta avec gratitude. Après avoir partagé le repas du soir, il eut l’occasion de prendre une douche, un vrai plaisir après une semaine de nuits à la belle étoile ou en auberges de jeunesse spartiates. C’est lorsqu’il sortit de la douche que son aventure provençale bascula. Il était en train de s’essuyer quand elle entra dans la salle de bains, aussi nue que lui, plus même puisqu’elle n’avait pas de serviette. Mais elle était bien plus à l’aise que lui, semblant même s’amuser de son érection naissante. Face à son air gêné, elle ouvrit bien grand les bras, lui laissant admirer sa poitrine, et déclara, parodiant Jacques Brel qui à l’époque vivait encore : « Tu as voulu voir Avignon, tu as vu Florence ! » Vous ai-je dit qu’elle s’appelait Florence ? Puis elle ajouta avec une lueur malicieuse dans le regard : « J’ai oublié de te dire : je ne ferme jamais la porte de ma chambre. » Et avec un dernier clin d’oeil, elle quitta la salle de bains.

Et me voilà, le lendemain matin, assis au bord de la route, là où elle vient de me déposer, en plein bled, à contempler sa voiture qui s’éloigne de moi. Je n’ai pas fermé l’oeil de la nuit. Plus de dix fois je me suis levé pour la rejoindre. Plus de dix fois je me suis remis au lit, n’osant pas même sortir de ma chambre. Qu’aurais-je fait dans son lit, moi qui n’avait jamais ni caressé, ni embrassé ? Je savais que je n’aurais pas été à la hauteur, que je l’aurais déçue. Elle ne m’a rien dit ce matin. Dans son regard, il m’a juste semblé lire un peu de déception et beaucoup de commisération. Bientôt Florence sera trop loin pour que je distingue encore sa voiture. Elle quitte ma vie sans même y être vraiment entrée. Elle n’est plus que l’ombre d’un souvenir. Il n’y a que moi pour laisser passer de telles occasions ! Voilà pourquoi je sais que le garçon de 74 ne peut être que moi… Et puis, cela explique pourquoi je ne suis pas sur la photo, puisque c’est moi qui l’ai prise.

Je suis finalement rentré en train.

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Bâteau/barque (BR2020-02)

Cette semaine, pour notre Projet 52 Photos, Carole nous emmène en bateau. Mais on peut également se contenter d’une barque, ce que j’ai fait.

Je dois vous faire un aveu : je profite de ce projet pour mettre en ordre toutes les photos que j’ai accumulées au cours des ans sur mon disque dur. Et j’aime autant vous dire qu’il y a du travail ! Mais ce travail réserve pas mal de surprises agréables, même si ce n’est pas toujours évident de se souvenir précisément où les clichés ont été pris. Aujourd’hui, je remonte le temps jusqu’à l’été 2016. La photo a été prise en Vendée, mais je ne sais plus exactement où 🙁 … Pour découvrir l’armada des Bottes Rouges, c’est ici.

Vendée (France) – 30 juillet 2016

 

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PERRY Anne

Née le 28 octobre 1938 à Londres, Anne Perry vit aujourd’hui en Écosse. Dès l’âge de 4 ans, sa mère lui apprend à lire et à écrire. Bref, elle a toujours beaucoup aimé les livres 😉 .

Anne Perry est une petite fille issue de bonne famille. À 8 ans, après avoir contracté la tuberculose, elle est envoyée en convalescence chez sa tante en Afrique du Sud. À 13 ans, elle rejoint enfin ses parents en Nouvelle-Zélande, où son père (astronome, physicien nucléaire et mathématicien) travaille.

Le besoin d’écriture de la jeune fille naît lors de ses premières hospitalisations, marquées par des échappées dans l’imaginaire (elle cite fréquemment « Alice » de Lewis Caroll). Mais iIl s’écoulera pas mal de temps avant que son premier roman (L’étrangleur de Cater Street) soit publié, en 1979.

Anne Perry est sans conteste considérée comme la « reine » du polar victorien grâce au succès de deux séries: les enquêtes de Charlotte et Thomas Pitt (série qui a pour cadre le Londres des années 1880 et 1890) et celles de William Monk, dont l’intrigue se déroule dans le Londres des années 1850 et 1860.

Elle s’est intéressée à d’autres périodes historiques avec notamment « A l’ombre de la guillotine », qui a pour cadre le Paris de la Révolution française. Elle a aussi publié une série de cinq titres dans laquelle elle brosse le portrait d’une famille anglaise durant la Première Guerre mondiale. Avec « Du sang sur la soie », elle s’exile à Byzance au XIIIe siècle et signe une œuvre épique et magistrale.

Mais j’ai gardé le plus « croustillant pour la fin… Comme de nombreux écrivains, Anne Perry est en réalité un pseudonyme : son vrai nom est Juliet Hulme. Sauf qu’à l’origine il s’agit non d’une coquetterie, mais d’une décision de justice. Son nom lui a été attribué par un tribunal néo-zélandais en 1959. En effet, l’adolescence de Juliet Hulme en Nouvelle-Zélande est quelque peu mouvementée : elle est poursuivie et condamnée, à l’âge de 15 ans, pour le meurtre de la mère d’une « amie très proche », accompli avec celle-ci. La famille Hulme rentre au Royaume-Uni en 1959, cinq ans après le drame, ce qui laisse supposer que la jeune Juliet a bénéficié d’une mesure de clémence.

Pour en savoir plus

Bibliographie

(non exhaustive : uniquement les ouvrages chroniqués sur mon blog)

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