Balut

Ce n’est pas parce que (par la force des choses – plantage sans backup 🙁 ) je recommence mon blog à zéro que je renie mes catégories fétiches 😉 ! Aujourd’hui je recommence donc ma collection de mots nouveaux que je découvre. La plus grande partie du livre est très poétique mais ici, l’auteure s’est lâchée en nous faisant découvrir le balut 😉 . Nul besoin de recourir au dictionnaire (mon Larousse ne connaît d’ailleurs pas ce mot) pour découvrir ce dont il s’agit, tout est expliqué dans le texte. Petite ajoute : Wikipedia nous apprend que cette préparation est particulièrement connue comme aphrodisiaque. Bon appétit 😉 !

Ni une ni deux, j’ai gobé l’oeuf d’un seul coup. Au début, une soupe un peu gélatineuse a coulé dans ma bouche. Puis, en rencontrant un morceau plus consistant, j’ai trouvé ça bizarre. […] J’avais la bouche remplie d’une masse écoeurante, ni vraiment dure, ni vraiment molle, et qui ne bougeait plus d’un poil.
[…] Incapable de mastiquer comme de déglutir, je sanglotais la bouche pleine.
[…]Désespérée, tout en pleurant, j’ai commencé à mastiquer. C’était rugueux, gluant, croquant par endroits, c’était vraiment immonde. […]
Mais quelque chose était resté dans ma bouche, coincé entre les dents du fond. Craintivement, je l’ai retiré du bout des doigts : on aurait dit une plume d’oiseau. […]
– C’est ce qu’on appelle du balut, un oeuf de cane qu’on fait cuire à la vapeur juste avant que le poussin ne naisse.
Ses explications m’ont donné envie de vomir tout le balut que je venais à peine d’avaler.

OGAWA Ito – Le ruban – pp. 191-193

Balut cuit et écaillé.

Comparaison 01

Ce n’est pas parce que (par la force des choses – plantage sans backup 🙁 ) je recommence mon blog à zéro que je renie mes catégories fétiches 😉 ! Aujourd’hui je recommence donc ma collection de comparaisons, parfois poétiques, parfois drôles, parfois bizarres… comme celle-ci 🙂 . Pourtant la plus grande partie du livre est très poétique. Mais là, l’auteure s’est lâchée 😉 :

Ruban reliait mon âme à celle de Sumire. Nous étions unies par un ruban transparent, invisible. Il me suffisait d’y penser pour que quelque chose gonfle dans ma poitrine, je ne savais pas exactement quoi, quelque chose de triste et de chaud, comme lorsqu’on fait pipi dans la mer.

OGAWA Ito – Le ruban – p. 57

Idylle musicale

Voici ma participation au Défi du Samedi

SOLitaire, un étrange bipède nommé Pason se promenait dans la forêt. Soudain, venant d’un chemin de traverse, une musique inconnue lui coupa la route. Flûte se dit-il d’abord, mais il succomba bien vite aux charmes de la traversière.

REsolu à obtenir les faveurs de la belle, il lui tint à peu près ce langage : « Dis à Pason ce dont tu as envie, et il te l’accordera. » Dans ces cas là, il est de bon ton d’avoir de modestes envies, et la flûte traversière se contenta de demander un peu d’harmonie.

FAcile, lui dit Pason, et il la lui donna en lui donnant le la. Ce la lui plut, cela leur plut.

DOrénavant on ne les vit plus se promener que de concert.

Ambleteuse

Nous voici donc de retour après une escapade de quelques jours en Côte d’Opale (il y a déjà plus d’une semaine, mais comme à mon habitude, depuis, j’ai procrastiné 🙁 ). Même si les Caps Blanc et Gris Nez, Wissant et Wimereux n’ont plus guère de secrets pour nous, c’est à chaque fois un plaisir renouvelé et nous découvrons toujours de nouveaux chemins par lesquels nous n’étions jamais passés.

Le temps que nous avons eu ? Nous n’avons (quasiment) pas eu de pluie 🙂 , mais le soleil s’est montré capricieux 😉 ! La preuve en deux photos, prises à Ambleteuse à trois jours d’intervalle :

Ambleteuse (France) – 11 avril 2022
Ambleteuse (France) – 14 avril 2022

Le fort d’Ambleteuse a été construit à la fin du XVIIe siècle, en 1680, à l’embouchure de la Slack. Il s’agit d’une construction de Vauban. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le fort était utilisé pour emprisonner des travailleurs forcés étrangers.
Ce fort est parfois cerné par la mer à grande marée haute et accessible à pied à marée basse.

Notre avenir rétrécit…

Pourquoi bouder son plaisir ? Même dans un roman qui n’est pas un chef-d’oeuvre de littérature (mais qui se laisse lire agréablement) il y a moyen de trouver matière à réflexion 😉 . Voici donc ma pépite du jour :

N’oublie jamais que chaque jour qui passe est un jour en moins de ton avenir.

Lucinda RILEY, La soeur de l’ombre p.567

Optimiste ou pas ? Qu’en pensez-vous ? C’est un peu l’histoire du verre à motié plein ou à moitié vide, non ? En tout cas cela rejoint un tant soit peu mon billet sur l’ichigo ichie. Fais de chaque instant le meilleur de ta vie.

C’est dans ce contexte que je vous quitte déjà, pour profiter d’une grosse semaine de vacances. A l’heure où j’écris ces lignes, je ne sais pas encore où nous partons. Je vous donne rendez-vous le mardi 19 avril pour vous raconter cela 😉 .

Ichigo Ichie

Très souvent, en mai, j’essaie de participer au mois japonais organisé par Hilde et Lou. Je dis bien J’essaie ! Dans le meilleur des cas, je lis un ou deux livres japonais et j’en chronique un, souvent je ne publie même rien. Vous commencez à me connaître 😉 ! Cette année, j’ai décidé de ne pas m’engager, mon mois d’avril s’annonçant déjà bien chargé. Je ne peux toutefois résister au plaisir de vous partager une toute récente découverte : Ichigo Ichie.

Il s’agit d’une expression japonaise qui signifie littéralement « une rencontre unique dans la vie ». Cette expression tire son origine de la cérémonie du thé. Ce rituel peut avoir lieu plusieurs fois dans un même endroit, toujours avec les mêmes personnes, mais tous les participants doivent s’y immerger complètement, être présents en corps et en esprit, car chaque moment, chaque instant de vie, est unique et inédit. Voilà donc le principe de cette philosophie de vie qui doit nous rendre heureux : Fais de chaque instant le meilleur de ta vie. Vaste programme, en vérité, mais qui mérite d’être approfondi. Pour cela, je vous propose deux liens.

Sur nippon.com, le mangaka Mokutan Angelo y illustre cette expression avec une histoire. Vaut le détour.

Mais ce qui a surtout retenu mon attention, c’est cet article paru sur TerraFemina : il présente un livre de Hector Garcia et Francesc Miralles consacré au sujet. Pour vous mettre l’eau à la bouche, les 4 principes fondamentaux :

  1. Faites de chaque rencontre une fête
  2. Transformez une réalité insatisfaisante
  3. Faites quelque chose que vous n’avez jamais fait
  4. Détectez les coïncidences (quand je vous disais que j’aimais les synchronicités 😉 )

Bref, j’ai bien envie de lire ce bouquin !

Ecrire, ah, écrire…

J’adore les synchronicités 😉 ! Il y a quelques jours, voici ce que j’ai découvert dans le livre que je suis en train de lire :

Aujourd’hui, m’encourageai-je, j’allais essayer de commencer mon roman. Faire quelque chose pour moi-même, forger mon propre destin. Alors je saisis mon cahier, mon stylo, et me mis à l’ouvrage.

Lucinda RILEY, La soeur de l’ombre p.365

C’est pas beau ça ? Bon, d’accord, en ce qui me concerne, je ne m’y suis pas encore mis 🙁 . J’ai passé ma journée à ranger mon bureau, à jeter de vieilles revues d’informatique complètement obsolètes. Et à examiner la nouvelle version de mon blog. Je me suis par exemple rendu compte que par défaut l’envoi des newsletters pour informer de la parution de nouveaux articles n’était pas activé. Cela devrait maintenant être résolu 😉 .

Plus vivant que hier

Il y a quelques jours, je vous l’ai partagé, j’envisageais de fermer ce blog définitivement. Je m’étais donné comme deadline pour ma décision le 4 avril, jour de mes 66 ans. Si vous me lisez, vous aurez compris que j’ai finalement décidé de poursuivre l’aventure.

En fait, je voulais que ce jour de mon anniversaire soit pour moi un jour de bascule. J’ai commencé à ranger mon bureau. J’ai, entre autres, jeté des dizaines de revues d’informatique. Non seulement elles étaient devenues obsolètes, mais pour lutter contre ma procrastination chronique et ma tendance à l’éparpillement, j’ai décidé de ne plus consacrer à l’informatique que le minimum syndical. Et de plutôt concentrer mon énergie sur la littérature et en particulier sur l’écriture. Il n’est jamais trop tard pour faire des choix !

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En 22
Le 4/4
J’ai 66 ans
J’espère aller jusque 88.

La somme de chaque ligne, de chaque colonne et de chaque diagonale vaut 66 😜!

Cela me semble raisonnable. La bonne nouvelle, c’est que j’ai ainsi déjà écrit le billet que je publierai dans vingt-deux ans.

En 44
Le 4/4
J’ai deux fois 44 ans
.

Comme vous le constatez, à l’occasion de la réouverture de mon blog, je me coupe en 4 pour vous 😜

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