C comme Côtes d’Armor

C comme Coucou à toutes et tous.

Désolé pour mon silence, mais nous sommes partis en vacances jeudi dernier, en direction des Côtes d’Armor. Ceci explique mon silence, qui durera jusqu’au 11 août…

J’aurais tout aussi bien pu intituler mon billet C comme Cast, puisqu’il y a deux jours, nous avons fait une très belle randonnée à Saint-Cast-le-Guildo. Saint Cado, très populaire au pays de Galles, a donné Cast en breton. On retrouve sa trace ailleurs en Bretagne, notamment à St-Cado dans le Morbihan.

Par ailleurs, cette rando nous a fait passer par le monument élevé à la mémoire des victimes de la frégate Laplace, qui sauta sur une mine en 1950. L’occasion de faire une photo dans le cadre du projet 52 photos des Bottes Rouges, puisque le thème de cette semaine était Statue.

Saint-Cast-le-Guildo (France) – 2 Août 2020

Monument réalisé par le sculpteur E. Cuinard et l’entrepreneur R. Rioche, sur les plans de l’architecte M. Lavigne. Il rappelle le drame de la nuit du 16 septembre 1950, au cours duquel la frégate météorologique Laplace a coulé sur une mine, en baie de la Fresnaye, en voulant se mettre à l’abri d’une tempête. La fermeture et l’abandon du sémaphore de la pointe de l’Isle à cette date n’aura pas permis d’envoyer rapidement les secours. Les 22 membres d’équipage avec leur capitaine et le personnel de la direction de la Météo sont tous décédés, soit 51 victimes.
Le monument, entièrement construit en granite, est composé d’un socle de 120 cm de haut, qui supporte d’une part un obélisque et d’autre part une statue, appuyée sur cet obélisque, représentant une « femme priant », portant une bure avec capuche. Cette sculpture a été exécutée en granite de Kersanton. Elle mesure 200 cm de hauteur. Deux plaques en bronze sont boulonnées de part et d’autre du socle portant les noms des victimes et l’inscription suivante : « Aux victimes de la Frégate météo Laplace, 16 septembre 1950 ». L’ensemble du monument situé sur la pointe du Loup, face au large, mesure en tout 8 mètres de haut.
(Source)

 

 

 

Publié dans Projet 52 photos 2020, Voyager | 7 commentaires

B comme Bulle

Nous avons fait trop d’enfants. Ce n’est ni moi ni mon épouse qui le dit, mais Sophie. Vous ne connaissez pas Sophie ? Mais si, voyons, c’est la nouvelle vedette de la nouvelle série qui passe en prime time sur la RTBF. Mais oui, voilà, il s’agit de Sophie Wilmes, notre Première Ministre.

Mais revenons à nos enfants. Lors du dernier épisode de la saga Conseil National de Sécurité, qui nous tient tous en haleine depuis la mi-mars, nous avons appris que notre bulle sociale (c’est-à-dire les personnes avec qui nous pouvons avoir des contacts plus rapprochés, et je ne pense pas qu’à la même chose que vous) est passée de quinze personnes par semaine (possiblement différentes d’une semaine à l’autre) à cinq par mois. Faites le compte : nous avons trois enfants et trois beaux-enfants, cela fait six, il y a une personne de trop. Quand je vous disais que nous avions fait trop d’enfants… J’ai bien proposé que nous jouions cela à la roulette russe, mais je ne sais pas pourquoi, ils n’ont pas été d’accord. Bref, nous ne savons pas qui dans nos enfants et beaux-enfants nous allons nous interdire de voir pendant tout le mois qui vient 🙁 . Ou alors, ne pas respecter la règle ? Et je ne vous parle pas de nos mères respectives, à mon épouse et moi, là, on explose la bulle.

Vous aurez compris que j’aurais pu remettre ce billet d’humeur à demain et le titrer C comme Coup de gueule. Je ne nie pas qu’il faut nous montrer solidaires dans la lutte contre la pandémie, mais un peu de cohérence ne ferait pas de tort. Car en même temps, les rassemblements privés peuvent se faire en groupe de dix… Un autre exemple d’incohérence ? La foire du Midi de Bruxelles est annulée, mais Walibi reste ouvert… Quand nos politiciens comprendront-ils que s’ils veulent que la population suive leurs recommandations, il faut que celles-ci soient cohérentes et clairement expliquées ?

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A comme Alphabet

Caractère vecteur créé par Sapann-Design – fr.freepik.com

J’aurais tout aussi bien pu prendre pour titre de ce billet « A comme Adrienne » , puisque c’est à une compatriote et son Abécédaire du temps qui passe que j’ai piqué cette idée pour me motiver à être plus régulier sur ce blog. J’espère qu’elle me fera l’amitié de ne pas me réclamer des droits d’auteur exorbitants 😉 !

Le principe en est simple : écrire chaque jour – ou du moins en essayant d’être le plus régulier possible – un petit billet correspondant successivement aux lettres de l’alphabet. Bon d’accord, je pressens déjà que certaines lettres vont me poser l’un ou l’autre problème… Et ici, il n’y a pas de lettres qui comptent double.

C’est bien sûr une contrainte forte, mais du temps où je suivais des ateliers d’écriture, notre animatrice ne cessait de nous dire que de la contrainte naît la créativité ! Nous verrons 😉 …

Par contre, ce qui me semble être un avantage, c’est qu’il est a priori plus simple de restreindre son propos, et l’exercice devrait donc demander moins de temps. Cela demandera bien sûr quelques adaptations, notamment en ce qui concerne le projet 52 photos, les critiques de romans et de spectacles. Toutefois, comme mes billets sont aléatoirement sporadiques sur ce blog, je ne vois pas très bien comment la situation pourrait empirer.

Autopsie dans vingt-six billets 😉 !

P.S. : si je renouvelle l’expérience, mon vingt-septième billet aura pour titre « A comme Autopsie » 🙂 .

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Rocher (BR2020-30)

Vous vouliez du concret ? Et bien pour cette trentième semaine du projet photo des Bottes Rouges, vous allez être servi, puisque le thème en est Rocher. Comme je n’ai pas eu le courage d’aller en photographier un (pourtant, j’aurais pu en trouver sans problème à moins de dix kilomètres, mais voilà, cette semaine, j’ai été feignant 🙁 ) j’ai fouillé dans mes archives et suis remonté jusqu’en juillet 2012, l’occasion de me souvenir d’une fabuleuse balade dans le Colorado français 😉 :

Roussillon (France) – 27 Juillet 2012

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Challenge Polars et Thrillers 2020-2021

Grâce au au Maki Project et au Summer Star Wars  challenge, je me suis remis à la S-F, et cela fait un bien fou ! Je suis plongé dans Le problème à trois corps, et j’adore 🙂 .

Mais il n’y a pas que la Science Fiction dans la litérature de genre : il y a aussi les policiers ! Et justement, Sharon a reconduit son fameux Challenge polar et thriller pour la saison 2020-2021.

Le principe en est simple et vous l’aurez deviné : partager nos lectures autour du polar et du thriller, sans aucune restriction : romans, romans noirs, recueils de nouvelles,  thrillers, romans policiers fantastiques, romans historiques, mangas, bandes dessinées, romans de littérature jeunesse, etc. Cette année, Sharon a même ajouté une option « série télévisée » et une option « cinéma ».

Cela tombe bien : je viens juste de terminer La disparition de Stéphanie Mailer, que j’espère prendre le temps de chroniquer très bientôt. Sharon nous propose de nous fixer des objectifs au travers de six catégories. Mais comme je commence à me connaître et que j’ai généralement les yeux plus gros que le ventre, j’ai choisi la catégorie la moins ambitieuse : Imogène, c’est-à-dire cinq livres lus (et chroniqués 😉 ). Atteindrai-je cet objectif ? Le dépasserai-je ? Suspense 😉 … (c’est de rigueur !)

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Et l’écriture ? Bordel ! (II)

Trop jeune ? Trop vieux ?

Vastes questions !

Est-il possible d’être trop jeune pour commencer à écrire ? Je ne pense pas et je vous en donne une illustration. Il y a deux semaines, nous avions trois de nos petits-enfants en vacances. Un jour, l’aîné, tout juste dix ans, est venu me rejoindre dans mon antre aménagée au grenier, un cahier sous le bras : il voulait écrire en ma compagnie. Car, oui, il est en train d’écrire un roman de Fantasy. Mieux, ils sont trois copains du même âge à y travailler, chacun écrivant à son tour un chapitre. Et ils se réunissent régulièrement pour discuter de l’avancement de l’intrigue. Bluffant ! En tous cas, cela a été un électrochoc pour moi qui suis justement en train de m’interroger quant à mon rapport à l’écriture ! Je n’ai pas voulu le décevoir, alors je lui ai dit que moi aussi je travaillais à mon roman. Alors que j’étais simplement en train de surfer sur Internet. Bon, d’accord, essentiellement des blogs littéraires, mais aujourd’hui encore j’ai un peu honte des mes petits arrangements avec la réalité.

Mais à l’autre extrême, Continuer la lecture

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Bleu-Blanc-Rouge (BR2020-29)

Carole étant française, il n’est pas étonnant que le thème de la semaine du 14 juillet s’intéresse à la fête nationale française 😉 ! Très subtilement, le thème exact est Bleu Blanc Rouge. Mais avec tout de même la précision : 14 juillet. Oui, mais voilà, comment faire quand on vit en Belgique dans un endroit qui ne célèbre pas la Marseillaise ? Bon, d’abord, j’ai décidé de prendre ma photo le 14 juillet 🙂 . D’accord, mais que photographier ? L’inspiration m’est venue en préparant pour le souper dîner un gaspacho de radis roses. J’ai donc mis deux ingrédients dans un bol bleu et le tour est joué 😉 😉 …

N’importe où – 14 juillet 2020

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Pol Pierart au théâtre de Namur

Avec pareil titre, vous vous imaginez bien sûr que je vais vous parler d’un acteur ou d’un auteur de pièce de théâtre, voire d’un metteur en scène ? Et bien pas du tout : Pol Pierart est peintre et photographe… Alors photographe de théâtre ? Même pas… Sauf à considérer que la vie est un grand théâtre à ciel ouvert, ce qui se défend 😉 .

Va et vient

Pour marquer le début du déconfinement, le Théâtre Royal de Namur s’ouvre aux touristes cet été (jusqu’au 25 juillet, entrée libre sans réservation, ne traînez pas !) et nous propose une visite patrimoniale et une exposition de toiles et de photographies de Pol Piérart !

Au sortir de cette parenthèse Covid 19 où tout était à l’arrêt, comme mort, Pol Piérart nous rappelle que tant qu’il y a du va et vient, il y a de la vie. C’est donc avec cet artiste inclassable que le public pourra retrouver le chemin du théâtre. Mieux même, de faire son chemin dans le théâtre à la recherche des œuvres qui y sont disséminées. Continuer la lecture

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Terre errante (Cixin Liu)

Terre errante

Traduit du chinois par Gwennaël GAFFRIC

Titre original :

LIU Cixin

Actes Sud – Exofictions
Janvier 2020
80 pages

Edition originale : 2000

(lu les 3 et 4 juillet 2020)

 

Avis

Il y avait longtemps que je n’avais plus lu de nouvelles. Il y avait encore plus longtemps que je n’avais plus lu de science-fiction. Merci donc à Maki de m’avoir permis de renouer avec ces deux (anciennes) passions ! Et merci à Anne-Laure, qui m’a fait découvrir cet auteur (je ne savais pas qu’il existait des auteurs de science-fiction chinois) et cette collection (j’aime en général beaucoup les ouvrages d’Actes Sud, mais je ne savais pas qu’ils publiaient également de la science-fiction)

Mission accomplie, j’ai repris goût à la science-fiction et au format court (même si court, c’est court, voir ci-dessous). Ici, pas d’extraterrestres, pas de robots, pas de voyages dans le temps, juste le Soleil (qui se trouve hélas en phase teminale) et notre bonne vieille Terre, que les humains n’ont d’autre solution que de transformer en vaisseau spatial, afin de fuir la fin apocalyptique du système solaire. Il faut donc d’abord arrêter la rotation de la Terre (c’est chose faite quand le récit commence), puis la catapulter hors de notre système, en jouant subtilement de la force de gravitation, notamment autour de Jupiter. Les explications scientifiques sont suffisantes pour que le lecteur accepte de jouer le jeu, mais ne sont pas trop envahissantes ou absconses pour le faire fuir. Evidemment, avant l’envol final, il faut encore effectuer quelques rotations autour du soleil, sur une orbite vachement elliptique, et entre périhélie et aphélie, la Terre oscille entre fournaise et froid extrême, ce qui n’est pas sans causer de gros problèmes géologiques. Cela nous vaut quelques belles pages empreintes d’une sombre poésie.

Et les humains dans tout cela ? On suit l’histoire de deux ou trois personnages, malheureusement insuffisamment approfondie. L’aventure cosmique a bien évidemment un énorme retentissement sur le mode de vie des humains, ce qui est habilement suggéré, mais trop rapidement esquissé : j’aurais aimé en savoir plus sur l’évolution sociologique et politique de l’humanité. Mais bon, c’est la rançon du court 😉 !

Finalement, mon regret, c’est donc surtout que c’était trop court 😉 . Et que l’auteur, abordant plusieurs thèmes, ne fait parfois que les effleurer. C’est notamment le cas, à la fin du récit, lorsque la rumeur se répand qu’il n’y avait finalement aucun problème avec le Soleil, et que tout était pure invention des gouvernants : j’aurais aimé que cette thématique (hélas très prégnante dans notre monde actuel) des fake news news et du complotisme soit un peu plus développée. Mais bon, comme j’ai été séduit pas Cixin Liu, j’ai mis à mon programme de lecture estivale la Trilogie du Problème à trois corps : là, je ne crois pas que je me plaindrai que c’est trop court 😉 ! Continuer la lecture

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Cixin Liu

Biographie

Liu Cixin est né le 23 juin 1963 à Yangquan dans la province du Shanxi en Chine. Il a d’abord travaillé comme informaticien dans une centrale hydroélectrique avant de se consacrer à l’écriture. Il est actuellement l’écrivain de science-fiction le plus populaire en République populaire de Chine.

Il fait partie de cette branche de la science-fiction que les connaisseurs qualifient de « hard » (« dure »), car ce qu’elle décrit est en accord avec les postulats de la science actuelle. Liu Cixin se réclame souvent d’Arthur C. Clarke, affirmant : « Toutes mes oeuvres ne sont que des imitations grossières de celles d’Arthur C. Clarke. » Et dans un entretien au journal Le Monde, il avoue avoir découvert la science-fiction avec « Voyage au centre de la Terre », de Jules Verne.

Mais l’oeuvre de Liu Cixin apporte également une dimension humaine et spirituelle, très originale. « Certes, Cixin est technophile, fasciné par le développement scientifique, mais il y a chez lui une mélancolie presque pastorale, un vrai attachement à la terre », insiste son traducteur, Gwennaël Gaffric.

Bibliographie

(non exhaustive : uniquement les ouvrages chroniqués sur mon blog)

  • 2000 : Terre errante (billet à paraître demain)
  • 2008 : Le problème à trois corps (dans ma PAL de cet été)
  • 2008 : La forêt sombre (dans ma PAL de cet été)
  • 2010 : La mort immortelle (dans ma PAL de cet été)
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